Rheinmetall boute Kering hors de l’Euro Stoxx 50
Tout un symbole. Lundi soir, le constructeur d’indices boursiers Stoxx a annoncé l’exclusion du groupe français de luxe Kering de son indice phare, l’Euro Stoxx 50, au profit de Rheinmetall.
Ce changement sera effectif à compter du 23 juin prochain et il s’inscrit dans un processus automatique dit «d’entrée rapide», indique Stoxx dans un document. Quatre fois par an, à la fin des mois de février, mai, août et novembre, l’opérateur contrôle la liste des principales capitalisations et si l’une d’entre elles fait partie du top 25, elle intègre directement l’indice. En contrepartie, le «plus petit titre» de l’Euro Stoxx 50 quitte l’indice, ce qui semble donc être le cas de Kering. Un processus de sortie rapide – qui n’a pas été mis en œuvre dans le cas présent – peut aussi entraîner l’exclusion d’une action qui se retrouve au-delà du Top 75 pendant deux mois consécutifs.
Envolée boursière
L’intégration de Rheinmetall illustre l’envolée boursière dont a bénéficié le fabricant d’armes allemand dans un contexte de hausse des budgets de défense des Etats européens. Depuis le début de l’année, son action a été multipliée par près de trois.
A l’inverse, les difficultés de Kering dans une industrie du luxe en plein doute ont fait chuter son titre de près de 30% en 2025. Son exclusion de l’Euro Stoxx 50 risque de ne pas l’aider à inverser la tendance. Le 3 juin en fin de matinée, il reculait de 1,2%, à 169,4 euros. De son côté, l’action Rheinmetall gagnait 2,5% supplémentaires.
Stoxx indique que la capitalisation de Rheinmetall, qui est considérée comme 100% flottante, s’élève à 85,5 milliards d’euros alors que celle de Kering, à 58% flottante en raison du poids au capital de la famille Pinault, est limitée à 12,3 milliards d’euros.
A lire aussi : Le réarmement européen met en lumière de nouveaux poids lourds de la défense
Plus d'articles du même thème
-
Le déficit commercial français reste plus lourd qu'avant la crise sanitaire
Le solde commercial français dépend de quatre principaux secteurs industriels qui n’ont pas retrouvé le même niveau d’exportations qu’avant la pandémie de Covid, hormis le secteur du luxe. -
La BCE préfère temporiser avant une éventuelle nouvelle hausse de taux en septembre
La banque centrale laisse son principal taux directeur à 2,25% en dépit du récent rebond du prix du pétrole. -
Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Le directeur général du Crédit Agricole prendra la présidence de la Fédération bancaire française à partir du 1er septembre.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
BatailleA400M, bulldozers, sapeurs : la mobilisation maximale des militaires face aux feux
Les armées fournissent matériels et personnels face aux incendies, en plus d’une brigade dédiée à la sécurité civile. Et fait monter en puissance ses dispositifs -
Le jour d'aprèsAssurances et mégafeux : tout le monde sera indemnisé, ou presque
Une fois les feux maîtrisés, les milliers de personnes évacuées pourront retrouver leur domicile. Certains décrouvriront des dégâts de grande ampleur. Se pose alors la question de l'indemnisation -
Think againLe réchauffement climatique est plus brutal que prévu par le Giec. Donc...
Maintenant, il faut faciliter les recherches de géo-ingénierie, ces techniques de manipulation à grande échelle de l'environnement et du climat terrestre, pour « améliorer l’effet miroir » et tenter de rétablir la balance thermique