L’euro numérique ne garantira guère l’anonymat des paiements, souligne la Cnil
Le gendarme français des données personnelles a publié une note sur son site ce lundi, où il rappelle les enjeux du projet d’euro numérique en matière de protection de la vie privée. La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) appelle aussi à un débat démocratique à ce sujet. La Banque centrale européenne (BCE) mène actuellement des expériences internes avec l’euro numérique et prévoit de commencer à travailler sur un prototype fin 2023. La Commission européenne a l’intention de proposer un projet de loi pour un euro numérique début 2023. La Cnil rappelle que les utilisateurs doivent avoir la liberté de choisir leur moyen de paiement, pour conserver, notamment, la maîtrise de la quantité de données collectées lors d’un paiement. Elle souligne aussi qu’il n’est pas certain que l’anonymat des paiements – soit «l’absence de traçage des achats effectués et de risque pour la vie privée» – sera garanti par l’euro numérique, contrairement aux espèces. Notamment parce que «les conditions d’émission et de distribution en ligne de l’euro numérique apparaissent difficilement compatibles, d’un point de vue technologique, avec un anonymat total dans l’usage».
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