Maisons du Monde lance son processus de cotation
Détenu par le fonds Bain Capital depuis 2013, le distributeur français d’ameublement et de décoration a lancé mardi son processus d’introduction en Bourse à Paris,confirmé début mars. Maisons du Monde a enregistré son document de base auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), et en précisera les modalités à la suite de la publication mi-mai de son chiffre d’affaires du premier trimestre. « Tout est réuni pour que l’opération ait lieu d’ici l'été », a déclaré Gilles Petit, PDG du groupe, au cours d’une téléconférence.
L’entreprise ne précise pas le montant qu’elle souhaite lever en Bourse. « Dans le cadre du projet d’IPO, le groupe pourrait procéder à une augmentation de capital d’environ 150 à 180 millions d’euros, et devrait atteindre un levier d’endettement net1 équivalent ou inférieur à 2,25 fois l’Ebitda », indique simplement Maisons du Monde dans un communiqué. L’an dernier, le groupe a dégagé un chiffre d’affaires de 699 millions d’euros pour un Ebitda de 95 millions d’euros. Il vise entre 800 et 815 millions d’euros de ventes cette année, et une marge supérieure à 13%.
Sur la période 2017 à 2020, le distributeur vise une croissance à deux chiffres de ses ventes (de 12 à 14% par an), 25 à 30 ouvertures nettes en moyenne de magasins par an, une part de 50% de ses ventes à l’international, et entend faire passer de 17% à 25% la part de ses ventes en lignes. Maisons du Monde compte aujourd’hui 262 magasins en France et en Europe.
Lors du rachat à LBO France et Apax Partners, Bain Capital avait valorisé l’entreprise autour de 680 millions d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
Pams Credit Solutions devient Eltif 2.0
Cet agrément permet au fonds evergreen de dette privée de Pams, la filiale de multigestion d'123 IM, d'abaisser son ticket d'entrée de 100.000 à 5.000 euros tout en conservant les mêmes attentes de performance. -
S&P résiste à SpaceX en maintenant les règles de ses indices inchangées
Le fournisseur d’indices n’a pas cédé aux sirènes du fabricant de fusées, contrairement à ses concurrents Nasdaq et FTSE Russell. SpaceX ne pourra ainsi pas intégrer le S&P 500 avant au moins un an. -
L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
Avec une valorisation demandée de 1.750 milliards de dollars, l'entreprise d'Elon Musk s'apprête à pulvériser tous les records pour son entrée sur le Nasdaq. La mise à feu boursière pourrait intervenir dès le 12 juin. De premières et rares voix se font entendre, à l'image de Morningstar qui aboutit à une valorisation sensiblement inférieure.
ETF à la Une
VanEck lance un ETF sur les infrastructures d'électrification
- La start-up de l’informatique quantique Quobly lève 115 millions d’euros
- Le fonds américain JC Flowers signe son retour en France avec Monte Paschi
- Les fonds rivalisent d’annonces à l’occasion de Choose France
- 3i prend une participation majoritaire dans Nutergia
- Partisan de la limitation des rachats, Partners Group en subit le contrecoup en Bourse
Contenu de nos partenaires
-
TribuneAffaire Lyhanna : « Il est temps de retrouver le lien entre la justice et les citoyens » – par Alain Bauer
« La parole des enfants n’est plus prise en compte par défaut. Au contraire, une présomption de mensonge prend le dessus et le principe de précaution pour préserver le système politico-judiciaire d’une nouvelle crise majeure dépasse la préoccupation essentielle de protection des enfants » -
Tour de visSécurité sociale : clap de fin pour le mythe de la gratuité des soins
Face à l’envolée des dépenses publiques, une « prise de conscience est indispensable », plaide le ministre des Comptes publics David Amiel -
Cote en hausseComment et pourquoi l'Ukraine regagne l'attention de l'administration Trump
Alors que Kiev a tiré parti du désengagement américain dans les négociations avec Moscou, Washington envisage de reprendre du service. Cette fois dans un rapport de force plus favorable à l'Ukraine