Maisons du Monde confirme son projet d’introduction en Bourse
C’est confirmé. L’enseigne d’ameublement et de décoration Maisons du Monde a l’intention de s’introduire à la Bourse de Paris dans le courant de l’année, «sous réserve de conditions de marché favorables».
«Dans ce contexte, le groupe pourrait procéder à une augmentation de capital afin d’accompagner sa stratégie de croissance à l’international et d’atteindre un levier d’endettement net, post introduction en Bourse, d’environ 2,5 fois l’Ebitda (excédent brut d’exploitation, ndlr)», indique un communiqué diffusé jeudi soir.
Reuters indiquait début février que la société, qui compte 262 magasins en France et en Europe, pourrait lever à cette occasion 500 millions d’euros et être valorisée jusqu'à un milliard d’euros. Goldman Sachs et Citigroup sont en charge de piloter l’opération, ajoutait l’agence de presse. Bain Capital est le propriétaire actuel de l’enseigne fondée en 1996. Le fonds de private equity l’a rachetée en 2013 à deux autres fonds, LBO France et Apax Partners, pour une valeur d’entreprise de 680 millions d’euros.
L’entreprise est en pleine croissance et les attentats de la mi-novembre n’ont pas enrayé sa dynamique. Elle a dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires de 699,4 millions d’euros, en hausse de 15,7% (+8,7% à périmètre constant). Le réseau s’est agrandi en 2015 avec 21 ouvertures nettes de magasins (huit en France, cinq en Allemagne, deux en Suisse, trois en Espagne, deux en Italie et une en Belgique) et la plate-forme de commerce en ligne a enregistré une croissance de ses ventes de 32,2%. Ce canal représente désormais plus de 17% des ventes consolidées du groupe. La rentabilité est également au rendez-vous avec un Ebitda de 94,5 millions d’euros (+29,6%), soit une marge opérationnelle de 13,5%.
Pour les cinq prochaines années, «le groupe s’est fixé pour ambition de poursuivre la croissance à deux chiffres de ses ventes tout en maintenant un même niveau de rentabilité», annonce le communiqué. Un rythme de 20 à 30 ouvertures nettes par an est à l’ordre du jour, aussi bien en France qu'à l’international. La société ambitionne ainsi de réaliser la moitié de ses ventes hors de son marché domestique d’ici cinq ans, contre un peu plus de 34% l’an dernier. Elle vise par ailleurs un taux de ventes de 25% via le canal internet, contre un peu plus de 17% l’an passé.
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