Les fonds souverains ont su s’adapter aux conditions de marché
Les fonds souverains s’ajustent à l’environnement de marché difficile. Invesco constate une hausse du niveau de niveau de confiance des acteurs, dans sa quatrième étude consacrée au secteur. Menée en début d’année, elle sonde 77 fonds souverains et gérants de réserves pesant 66% des actifs totaux du secteur et 25% des réserves en devises étrangères, soit 8.960 milliards de dollars (7.940 milliards d’euros). «De nombreux investisseurs souverains sont maintenant plus à l’aise pour intervenir dans un environnement dans lequel les nouvelles sources de financement sont limitées», explique Alex Millar, head of EMEA sovereigns & Middle East and Africa institutional sale chez Invesco.
Les institutions interrogées ne semblent pas avoir souffert de décollecte nette, avec en moyenne 7% de collecte pour seulement 3% de retraits de fonds de la part des investisseurs sur l’année 2015. «Certains ont cédé des actifs aux gouvernements sans réduire des investissements de long terme alors que d’autres, depuis 12 mois, n’ont eu absolument aucune demande de retraits. Nombre de ces institutions apparaissent confiantes dans leurs perspectives de financement et augmentent l’importance de leurs objectifs d’investissement par rapport à leurs besoins de liquidité à court terme», indique Alexander Millar.
Elles sont pourtant pénalisées par la chute du prix des matières premières et les taux bas liés aux politiques monétaires ultra-accommodantes, notamment en Europe et au Japon. Leur performance a ainsi été limitée à 4,1% l’an dernier, alors qu’ils visent en moyenne un rendement de 6,6% sur un horizon 5 ans. «Les objectifs étant rarement atteints, ils prévoient que l’année 2016 sera également marquée par un rendement inférieur», ajoute l’étude. Les fonds d’investissement et ceux de liquidité sont les plus touchés par ce phénomène.
Dans ce contexte, les institutions ont augmenté leurs investissements alternatifs, et notamment dans l’immobilier avec une logique de diversification géographique délaissant les grandes villes (Londres, Paris ou New York) pour la mise en place de partenariats avec des promoteurs à l’international. Les Etats-Unis sont redevenus leur région privilégiée, alors que Chine, Russie et Brésil ont été délaissés au profit de l’Inde, de l’Asie émergente et de l’Afrique. «Malgré leur statut d’investisseurs de long terme, les souverains ont été rapides à s’ajuster aux évolutions de marché», conclut Alexander Millar.
Plus d'articles du même thème
-
iM Global Partner renforce son expertise obligataire avec Longfellow IM
La plateforme multi-gestion annonce un partenariat avec Longfellow Investment Management afin de renforcer son offre à revenu fixe. -
Le fonds souverain saoudien finalise le rachat d'Electronic Arts
L'éditeur américain de jeux vidéo, propriétaire des franchises EA Sports FC et Battlefield, a quitté le Nasdaq après la finalisation d'un rachat valorisé 55 milliards de dollars. -
La vente d’Idex à moins de 4 milliards d’euros interroge le marché
Tripler la valeur d'un actif tout en vendant en dessous de sa valorisation interne : c'est le paradoxe de la cession d'Idex par Antin Infrastructure Partners à JPMorgan Asset Management.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
- TotalEnergies multiplie les arbitrages dans les énergies renouvelables
- Wendel confirme la montée en puissance du compte de tiers
- La vente d’Idex à moins de 4 milliards d’euros interroge le marché
- Blue Owl porte ses encours à 319 milliards de dollars
- Tikehau Capital mise sur l'amélioration de sa rentabilité
Contenu de nos partenaires
-
« Cette campagne va être d’un niveau de manipulation inouï » : Gabriel Attal à son tour ciblé par la désinformation russe
Après Raphaël Glucksmann et Edouard Philippe, c'est au tour du candidat Renaissance d'être visé par une manipulation russe sur la plateforme X -
EXCLUSIF« Les critiques contre X sont le fait d’une frange opposée à la liberté d’expression »
Le patron de X France dénonce une hostilité particulière en France contre le réseau social détenu par Elon Musk, visé par une enquête judiciaire, et défend les efforts de modération et de transparence de la plateforme -
CouscoussièrePourquoi la classe politique reste si dépendante au réseau social X
Malgré les appels au boycott, le réseau social d’Elon Musk demeure incontournable avec près de 600 millions d’utilisateurs actifs. Seuls quelques puristes à l’image de Sandrine Rousseau ont migré sur Bluesky, sacrifiant un peu de leur visibilité médiatique au nom de leurs valeurs.