Lorraine Sereyjol-Garros : «Il faut être actrice de son parcours»
Fascinée par les chiffres dès le plus jeune âge, et par ce qu’ils racontent du monde, Lorraine Sereyjol-Garros entreprend des études d’économie et de finance, à l’université de Marseille puis à Paris Dauphine.
Après un premier stage en salle de marché à Londres chez Lehman Brothers, elle débute en audit. Une expérience qui lui permet surtout de comprendre que l’analyse n’est pas son terrain. Ce qu’elle aime, ce sont les décisions et le mouvement.
Elle se tourne alors vers la vente en salle de marché, à la Dresdner, avant de devenir trader. Un métier qu’elle trouve stimulant mais solitaire. Elle choisit finalement de revenir à la vente, cette fois en gestion d’actifs, chez Lazard Frères Gestion, séduite par le temps long et un environnement plus feutré.
A lire aussi : Laurence Taillandier : «Je ne voulais pas devenir une autre parce que je prenais des responsabilités»
Elle participe ensuite à une aventure entrepreneuriale formatrice, en asset management, avant de retourner en salle de marché. Puis elle rejoint Isabelle Bourcier pour développer les ETF chez BNP Paribas Asset Management - une période marquée par une forte énergie collective.
En 2025, Lorraine Sereyjol-Garros relève un nouveau défi et prend la tête de TP ICAP Europe, changeant d’échelle, de rôle et de secteur.
Lorraine Sereyjol-Garros me parle de son besoin constant de se réinventer, de l’importance de la sororité, et de la manière dont elle s’est affranchie du plancher collant, cette force invisible qui vous tire vers le bas.
Episode réalisé par Laurence Marchal, journaliste à L’Agefi
Retrouvez tous nos podcasts. Vous pouvez aussi vous abonner à Haute Fréquence sur Spotify ou Deezer.
A lire aussi : Rolando Grandi : «L’entrepreneuriat décuple les émotions»
Plus d'articles du même thème
-
L'école ESLSCA Finance & Trading veut attirer plus de femmes sur ses bancs
Face à un univers de la finance encore largement masculin, cette école parisienne déploie un réseau de mentorat pour orienter plus de femmes vers les postes à responsabilités de ce secteur. -
Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Alors que les banques se targuent de vouloir anticiper la grande transmission pour en saisir toutes les opportunités, ont-elles seulement conscience que celle-ci passera avant tout par les femmes et qu’elles doivent progresser pour les aborder et leur parler placements ? Une question sur laquelle s’est penché le cabinet Frame Advisory dans sa dernière étude Femmes et investissement. -
Les femmes mieux représentées en France qu'en Europe dans le private equity
Avec 31 % de femmes dans les équipes d’investissement, la France devance la moyenne européenne de huit points, mais leur présence tombe à 19 % aux postes seniors.
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Tutti fascisti !« Tous fascistes, sauf nous » : comment Jean-Luc Mélenchon organise le vide entre le RN et LFI
Pour affronter Marine Le Pen, le leader des insoumis cherche à effacer la partie centrale de l'échiquier politique et repousse les socialistes dans le camp des fascistes -
Au nom de la loiCouvre-feux, manifs interdites, drones : nos libertés sous cloche ?
Depuis dix ans, le pouvoir macroniste a multiplié les textes sécuritaires. Avec l’objectif de répondre à la demande croissante d’ordre et d’autorité. Mais au risque de rompre l’équilibre fragile entre sécurité et libertés fondamentales -
Maintien de l’ordre : combien de temps les policiers pourront-ils tenir ?
Les forces de l’ordre, durement éprouvées le 17 octobre, sont sous pression depuis le début du mouvement lycéen il y a cinq semaines. Sans issue politique à l'horizon, combien de temps pourront-elles tenir ?