Plus de versements et moins de rachats pour l'épargne salariale
S'élevant à 3 milliards d’euros, les versements nets sur les dispositifs d’épargne salariale ont doublé sur un an. Concomittament, les salariés ont davantage épargné leur intéressement et ils ont moins puisé dans leur épargne salariale disponible. Dans le détail, selon l’Association de la gestion financière (AFG), les versements bruts se sont élevés à 9,8 milliards (+12%) compte tenu de la forte progression de l’intéressement (+30%) à 3,9 milliards d’euros, à laquelle s’ajoutent 3 milliards d’euros versés au titre de la participation, 1,6 milliard au titre de l’abondement de l’entreprise et 1,3 milliard pour les versements volontaires. Dans le même temps, le montant des rachats affiche une baisse de 8 % en ne représentant plus que 6,7 milliards. Parmi les raisons évoquées pour expliquer ce phénomène figure la loi Macron de 2015 sur l’intéressement, dont la partie épargnée progresse de 30%.
A noter que le nombre de comptes de porteurs d’épargne salariale reste stable à 11 millions. Par ailleurs, le montant des actifs gérés dans les PEE et les Perco est de 117 milliards d’euros au 30 juin 2016. Il est stable par rapport au 31 décembre 2015 et en légère baisse de 2,5% sur un an, l’effet marché défavorable, en particulier sur l’actionnariat salarié, compensant la hausse des versements. Toujours à mi-2016, les encours gérés dans les Perco atteignent 13 milliards d’euros, en croissance de 10% sur un an.
Au 30 juin 2016, les fonds diversifiés (74 milliards d’euros) représentent 63 % des encours contre 37 % pour les fonds d’actionnariat salarié (43 milliards d’euros). Les encours des fonds diversifiés ont légèrement progressé (+3% sur six mois et +2% sur un an) alors que les encours des fonds d’actionnariat ont subi la baisse des marchés actions après une hausse de plusieurs années (-7% sur le premier semestre 2016 et -9% sur un an).
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