Aide sociale : des dépenses en hausse en raison du RSA
Les dépenses d’aides sociales départementales ont continué d’augmenter en 2015 selon la dernière étude de la Dress consacrée au sujet. Près de 36,1 milliards d’euros ont été versé au titre de l’année 2015, soit une hausse de 2 % par rapport à 2014 et de 11 % depuis 2011. «Ce montant représente 62 %des dépenses de gestion courante des conseils départementaux, hors investissements», indique l’étude.On peut répartir les dépenses d’aides sociales en différentes catégories: celles liées au revenu de solidarité active (RSA), celles en rapport avec l’aide sociale à l’enfance (ASE) et les aides en rapport avec le handicap et le grand âge. « En 2015, ces quatre postes regroupent 92 % des dépenses nettes d’aide sociale des départements», indique l’étude. « Depuis 1996, la structure de ces dépenses d’aide a connu de profonds bouleversements. Entre 1996 et 2015, les dépenses d’aide sociale à l’enfance ont progressé à un rythme régulier, mais leur part est désormais bien inférieure qu’en 1996 en raison de nouvelles prestations prises en charge par les départements. La part des dépenses liées aux personnes âgées ou handicapées a augmenté sensiblement, du fait notamment de la création de nouvelles mesures relatives au handicap ou à la dépendance et du vieillissement de la population», poursuit l’étude. Toutefois c’est la part consacrée à l’insertion qui représente la plus grande part (près de 34 % en 2015). Si elle a crû aussi fortement à partir de 2004 (voir graphique), c’est en raison du transfert aux départements du versement du Revenu Minimum d’Insertion et en 2009 du fait de la création du RSA. «Les dépenses nettes d’allocation et d’insertion liées à ce secteur sont de 11,3 milliards d’euros en 2015, soit plus de 6 % en un an. Cette croissance s’explique par la hausse du nombre d’allocataires de ces dispositifs au cours de la période (+ 29 % depuis 2011), en lien avec la hausse du chômage», précise la Dress.
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