Agéa soutient la réforme des retraites et le projet de loi Pacte
Lors de son assemblée générale, le 15 juin dernier, la Fédération nationale des syndicats d’agents généraux d’assurance Agéa a réuni ses membres pour faire le point sur la réforme des retraites et de l’épargne retraite. A cette occasion, Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes et du Pôle de Compétitivité « Finance Innovation », et Lionel Corre, sous-directeur des assurances au sein de la Direction Générale du Trésor, sont intervenus pour évoquer, respectivement, les enjeux démographiques et économiques du vieillissement, et la réforme de l’épargne Retraite du projet de loi Pacte. Sylvain de Nombel, président de la Cavamac, et Pierre-Maxime Duminil, directeur général de la Cavamac, ont apporté leur expertise au débat. Voici ce qui en résulte.
Réforme des retraites : les agents généraux favorables au dispositif du régime universel
Les agents généraux disposent d’une caisse de retraite, laCavamac (Caisse d’Allocation Vieillesse des Agents Généraux), et d’un régime de retraite spécifique à leur activité. Ce dernier regroupe 12.000 agents qui cotisent en moyenne une vingtaine d’années et compte aujourd’hui plus de 37.000 allocataires. Ce régime fait partie des 10 caisses professionnelles organisées autour de la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL). La Cavamac dispose, grâce à une gestion solide et raisonnée, de réserves suffisantes.
Le projet du gouvernement de créer un régime de retraite universel est cohérent et intéressant. Les particularités des différents régimes (cadre, non-cadre, indépendants, régimes spéciaux…) ne sont plus compris par les Français et sont surtout un obstacle aux changements de situations professionnelles.Les agents généraux sont favorables à cette réforme. Agéa ne s’opposera pas à ce mouvement de fusion des régimes. Cependant, la phase de mise en oeuvre doit être préparée avec soin.
Projet de loi Pacte : les agents généraux accueillent positivement les mesures du gouvernement
Ce projet de loi traduit la volonté du gouvernement de développer l’épargne retraite en renforçant l’attractivité des produits financiers et de mieux protéger les épargnants et leurs placements. La Fédération regarde avec intérêt les pistes proposées par le gouvernement pour assouplir le fonctionnement de l’épargne retraite. Ces mesures sont positives pour assurer un réel développement de l’épargne retraite en France. La simplification des dispositifs et des règles, notamment la possibilité de transférer l’épargne d’un produit à un autre (Perp individuel, Perco collectif, contrats Madelin...) quel que soit le statut professionnel du particulier, peut favoriser un mouvement de souscription chez les consommateurs.
En outre, la création d’une offre unique et simplifiée, notamment avec la mise en place d’une option « Rente/Capital » peut contribuer à rassurer l’épargnant lors de l’ouverture d’un des supports. L’épargnant, une fois en retraite, aura donc la possibilité de débloquer facilement son épargne. Toutefois, la Fédération restera attentive aux dispositions qui seront adoptées. Pour favoriser la sortie en rente, qui reste la plus adéquate face aux besoins de la retraite, nous proposons d’exonérer de charges sociales les TNS (Travailleurs Non Salariés), sur les cotisations versées pour la retraite, avec en contrepartie une obligation de sortie en rente. Cela permettrait une équité et une uniformité avec les autres statuts. Par ailleurs,il existe un risque d’overdose d’informations de l’épargnant et donc de manque de lisibilité pour ce dernier, avec la création de différents « compartiments », suivant le type de versement, dans les relevés annuels de situation, qui en comportent déjà beaucoup.
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