Accompagner plus efficacement les assurés sociaux en situation de précarité médicale
Plus du quart des assurés sociaux ont déclaré avoir renoncé à se soigner en 2016. C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore) menée dans 18 départements. « Un chiffre à prendre avec précaution mais qui témoigne de la réalité du phénomène», indique l’Assurance-Maladie. Les situations de renoncement aux soins concernent majoritairement des femmes (58,6 %), des personnes vivant seules (36,6 %) et enfin les familles monoparentales. (17,7 %). «Le phénomène concerne aussi des personnes bien insérées socialement aux revenus modestes, pour qui toute dépense imprévue causée par exemple par des soins onéreux ou successifs (plusieurs consultations de spécialistes) est difficile à financer, et se retrouve souvent reportée, parfois de façon pérenne.», précise l’Assurance-Maladie. Le renoncement aux soins touche particulièrement ce qui a trait au domaine dentaire, auditif ou ophtalmologique qui présentent les restes à charge les plus élevés. La consultation de spécialistes voire l’accès à un généraliste dans certains départements font partie intégrante du phénomène.
C’est pourquoi cette dernière a décidé de déployer un nouveau dispositif de lutte contre le renoncement aux soins. Expérimenté en 2014, ce dispositif va être généralisé à l’ensemble du territoire à compter du 1er avril 2017 jusqu’en 2018. Voulant sortir de la logique de simple guichet, l’Assurance-Maladie veut désormais avoir un rôle d’accompagnateur au travers de la mise en place de bilans exhaustifs des droits et prestations, une orientation dans le système de soins et un rôle de conseil dans le financement des soins. «Le dispositif repose sur une coopération étroite avec les autres acteurs du tissu local, professionnels de santé, collectivité territoriales, centres communaux d’action sociale, établissements hospitaliers, organismes complémentaires au service de l’identification des situations sensibles et de l’accompagnement individualisé des assurés concernés», indique l’Assurance-Maladie.
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