Et si les contrats vie méritaient mieux que la déprime ?
Comment se détourner des fonds en euros à l’heure où les marchés vacillent ? C’est la question que doivent se poser de nombreux particuliers en voyant toutes les Places financières s’éroder comme une dune face à la tempête depuis l’été dernier et, plus significativement encore, depuis le début de l’année. Mais sur le fond, faut-il ruminer à ce point lorsque, avec un peu de sagesse et de recul, ni le support sécuritaire, ni l’actif risqué ne méritent l’excès d’honneur, pas plus que l’indignité ?
Du côté des valeurs boursières, attaquées de toutes parts et notamment sur le front bancaire, au point que le CAC 40 a franchi le seuil des 4.000 points pour la première fois depuis octobre 2014, faut-il vraiment s’alarmer ? Tout d’abord, les raisons sont bien cernées, résumées avec justesse dans la dernière analyse d’Amundi Asset Management : elle note « des anticipations de croissance encore trop optimistes et des craintes sans doute excessives à moyen terme (elles ne justifient pas une capitulation complète), mais bien présentes à court terme : la peur d’une récession aux Etats-Unis, les risques que fait peser le contre-choc pétrolier (sur des pays, sur des entreprises et sur des banques), des doutes sur la capacité de la Chine à maîtriser la situation, et enfin l’incapacité des banques centrales à rassurer… » De quoi provoquer le stress des investisseurs, trop souvent ébranlés depuis une dizaine d’années, mais aussi et par là-même, engendrer des sur-réactions et un effet boule de neige dont on peut raisonnablement espérer qu’ils ne sauraient durer.
Face à cette donne avec laquelle doivent composer les unités de compte, on se doit d’introspecter l’assurance vie dans sa version non liée aux aléas boursiers. Autrement dit les taux de rendement des fonds en euros offerts en 2015 par les acteurs de l’assurance (lire notre enquête en pp. 7 à 11). Selon le panorama observé surtout depuis janvier, on constate la poursuite du recul de la rentabilité, régulière depuis plus de dix ans. Mais au bout du compte, à 2,3 % en moyenne et compte tenu d’une inflation quasi nulle, leur rendement réel s’affiche parmi les plus élevés observés sur cette période. Pour une enveloppe, qui plus est garantie et liquide, il n’y a pas vraiment de quoi se plaindre. Il reste que les conditions de leur rémunération ne sauraient s’améliorer à terme et qu’il faudra composer entre un cocon douillet et un certain goût de l’aventure. Ce que pourrait offrir le contrat Eurocroissance s’il n’était englué dans un maelström réglementaire risquant au bout
du bout de décourager tous les acteurs.
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