Quelles conséquences pour les crédits immobiliers ?
Il y a quelques jours, la réserve fédérale américaine (FED) a décidé de baisser d’un point ses taux directeurs, qui vont être désormais compris entre 0 et 0,25 %. Elle va également racheter massivement de la dette bancaire. Objectif ? Injecter des liquidités sur les marchés financiers et soutenir l'économie. Jeudi 12 mars, la Banque centrale européenne (BCE) a aussi annoncé une série de mesures destinées à encourager les crédits aux entreprises et aux particuliers.
Face à cette crise, quelles sont les solutions pour les emprunteurs ?
Plusieurs cas envisageables. Les particuliers qui ont un projet d’achat en cours ontintérêt à «rallonger le délai de leur condition suspensive pour l’obtention de leur prêt», explique Ludovic Huzieux, cofondateur d’Artémis courtage. Cette dernière est obligatoire lorsqu’un particulier achète un logement via un crédit immobilier et elle est inscrite dans le compromis de vente. «Sa durée légale ne peut pas être inférieure à un mois et elle peut atteindre 60 jours», rappelle le Ludovic Huzieux. Face aux dernières mesures sanitaires et au manque de personnel, les délais de traitement des dossiers de crédits dans les banques devraient en toute logique s’allonger.
Les emprunteurs qui anticipent une baisse de leurs revenus (indépendants, micro-entrepreneurs, salariés en chômage partiel...) peuvent mettre en pause le paiement de leurs mensualités de prêt, comme on a pu le voir en Italie. «Le report de remboursement d’un crédit peut concerner jusqu'à douze mensualités. Cette clause est normalement prévue dans les conditions générales de vente de son contrat de prêt», précise le dirigeant d’Artémis courtage. Attention cependant, si la clauseest le plus souvent gratuite elle nécessite souventun délai de mise en place.Quoi qu’il en soit, il faut contacter son banquier pour en faire la demande.
Enfin, ceux qui envisageaient d’acheter leur logement ou un bien locatif peuvent continuer à réfléchir à leur projet. Certes, les agences immobilières et de courtage n’accueillent pas de public mais rien ne les empêche de réaliser des simulations en ligne ou même de contacter leur courtier pour répondre à leurs questions.
Plus d'articles du même thème
-
Le Comité consultatif du secteur financier vante l’exception française dans le crédit immobilier
Le modèle hexagonal qui repose sur une combinaison taux fixe et solvabilité des emprunteurs plutôt que sur le tandem taux variable et valeur du bien est défendu. Pour le grand bonheur des banques. Le comité écarte toute idée de changement et alerte sur les risques liés au futur cadre prudentiel européen. -
Praemia REIM France nomme une directrice commerce, résidentiel et hôtellerie
Quelques semaines après avoir accueilli un nouveau directeur général et un nouveau directeur financier, la société de gestion poursuit sa réorganisation avec cette nomination au pôle immobilier. -
Unibail-Rodamco-Westfield est prêt à conforter la propriété d’un de ses joyaux américains
La foncière d’immobilier commercial pourrait s’emparer pour 705 millions de dollars des 50 % du centre californien Westfield UTC qui lui manquaient. Mais l’affaire exigera de recourir à un paiement en cash et en titres.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
- Le dispositif Jeanbrun souffre d'un démarrage poussif
- Marc Riez (Vega IS) : «Nous avons engagé des discussions avec Novobanco au Portugal»
- La promesse des produits structurés à capital garanti s’estompe avec la remontée des taux
- L'éducation financière est aussi une affaire de genre
Contenu de nos partenaires
-
LE CONSEIL DE LA SEMAINEHéritiers, faites un don sur succession ! – le conseil de Pauline Soulas
A réaliser en pleine propriété dans les 12 mois suivant le décès, le don sur succession permet de transformer une part d’héritage en soutien philanthropique -
Jouer avec le feuEntre les Etats-Unis et l’Iran, le jeu dangereux de la confrontation sans escalade
Pour chacune des deux parties, l'objectif est de ne pas perdre la face. Et de garder intacts les leviers de négociation toujours en cours -
BagarreLes Vingt-Sept se jettent dans la mêlée budgétaire
Les gouvernements s’apprêtent à ouvrir les négociations pour l’exercice 2028-2034. Le chiffre de départ : près de 2 000 milliards d’euros