Crédit immobilier : premières remontées des taux
Pour la première fois depuis le début de l’année, Vousfinancer observe «de réelles remontées des taux affichés dans quelques banques, allant de 0,05 à 0,20 % selon les établissements et les profils». Pour le moment, ces remontées ne concernent le plus souvent que certaines durées ou profils et «sont même parfois accompagnées de baisses sur d’autres durées ou certaines tranches de revenus, en fonction des profils ciblés par les banques en question», ajoute le courtier en crédit.
Pas de quoi cependant affecter les taux moyens, qui restent quasi stables à 1,30 % sur 15 ans, 1,50 % sur 20 ans et 1,70 % sur 25 ans au sein des établissements partenaires de Vousfinancer. Les taux planchers restent également toujours très bas: 0,70 % sur 15 ans, 0,85 % sur 20 ans et 1,30 % sur 25 ans pour les meilleurs profils. «Finalement, en cette fin d’année, les écarts de taux et d’accords de prêt se creusent selon les profils, certains se voyant refuser un crédit par manque d’apport notamment, et d’autres obtenir à l’inverse des taux record grâce à un bon niveau d’épargne et de revenus» explique Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer.
La tendance se pourvuira-t-elle l’année prochaine ? «Le marché reste dynamique mais le fait que les banques aient atteint leurs objectifs de production de crédit entraine un durcissement des conditions d’octroi et un allongement des durées de traitement également… Ces deux phénomènes ne devraient pas durer dans la mesure où les banques vont bientôt remettre les compteurs à zéro et accorder des crédits qui seront comptabilisés dans leur production 2019», conclut Sandrine Allonier.
Plus d'articles du même thème
-
Le fonds souverain norvégien confie à Stanhope son portefeuille de bureaux de Londres et Paris
Norges Bank Investment Management a désigné le promoteur et gestionnaire d'actifs britannique pour piloter son portefeuille de bureaux prime à Londres et à Paris. -
Kevin Warsh nomme les responsables de ses cinq groupes de travail sur la Fed
Le nouveau président de la Fed a annoncé jeudi la liste des responsables des cinq groupes de travail chargés d’examiner une nouvelle approche de la banque centrale sur les aspects clés de sa politique monétaire. Dont Mervyn King, ancien gouverneur de la BoE, et l'investisseur Marc Andreessen. -
UBS a contribué à la vague de rachats chez Blue Owl
Le groupe bancaire UBS a conseillé à certains clients de sa banque privée, particulièrement exposés à la dette privée, de réduire leurs allocations, rapporte le Financial Times. Cette recommandation a lourdement pesé sur le Technology Income Fund de Blue Owl, dont environ 60% du capital provenait de clients UBS, principalement asiatiques. Le fonds a subi environ 400 millions de dollars de retraits au quatrième trimestre 2025, puis des demandes représentant plus de 40% de sa valeur début 2026. L’épisode illustre la dépendance des fonds semi-liquides aux grands réseaux de banque privée, estime le FT.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
- Les gérants actifs subissent le coût du «value for money» au profit des intermédiaires
- BPCE rachète à Arkéa l'agence immobilière en ligne Liberkeys et le développeur Izimmo
- Natixis Investment Managers crée sa plateforme d’ETF actifs
- Atream ambitionne de doubler ses encours d'ici 5 ans
- Les taux longs américains échappent à Donald Trump
Contenu de nos partenaires
-
Remaniement en Ukraine : Ioulia Svyrydenko, la Première ministre, démissionne
Approuvée par le Parlement, la démission de Ioulia Svyrydenko a été confirmée en bonne et due forme. Pour l’heure aucun successeur n’a été désigné. Volodymyr Zelensky veut, lui, « une nouvelle stratégie politique » -
#DigitalCitizenA un pixel près
Entre injonction de la CNIL, agacement d’être suivi et plaisir de tout partager, un programme plus petit qu'une fourmi sait quand vous ouvrez vos e-mails, où et sur quel écran -
Royaume-Uni : Andy Burnham a engrangé assez de soutien au Labour pour devenir Premier ministre
L'ancien maire du Grand Manchester, Andy Burnham, a obtenu le soutien nécessaire des députés travaillistes. Il lui reste a gagner l’aval de trois organisations affiliées, dont au moins deux syndicats. Ce qui devrait être une formalité