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Les assureurs accélèrent dans la lutte contre le réchauffement climatique
Les assureurs accélèrent dans la lutte contre le réchauffement climatique
A quelques jours de la COP 24, les assureurs communiquent sur la stratégie de leurs politiques d’investissements, face aux enjeux environnementaux
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T. L. Furrer/T. L. Furrer - stock.adobe.com
En plein débat sur la transition énergétique, les assureurs montent au creneau. Et enfoncent le clou. Ainsi, Natixis Assurances a annoncé ce mercredi 28 novembre qu’il aligne sa politique d’investissement sur les objectifs de la trajectoire 2°C fixés par l’Accord de Paris. Concrètement, l’assureur consacrera chaque année près de 10% de ses investissements à des actifs verts, avec un objectif de 10% d’actifs verts dans le total de ses encours, au plus tard en 2030. Cette action s’inscrit dans la continuité de celles menées par Natixis en faveur de la protection de l’environnement, précise un communiqué qui rappelle que la société est signataire des Principes pour l’Investissement Responsable des Nations Unies depuis 2008. L’assureur a également cessé de financer l’industrie du charbon en 2015, du pétrole issu de l’Arctique et des sables bitumeux en 2017.
Par ailleurs, ce même jour, le groupe CNP Assurances a annoncé qu’il s’interdisait désormais d’investir dans des entreprises dont plus de 10 % du chiffre d’affaires était lié au charbon thermique. Auparavant, la part tolérée était de 15 %. CNP Assurances s’engage également à ne plus investir dans les entreprises les plus impliquées dans le développement de nouvelles centrales à charbon. L'établissement poursuit son objectif de réduction de l’empreinte carbone de son portefeuille actions de 47 % pour atteindre 0,25 teqCO2/K€ investi à fin 2021. Il compte également abaisser de 20 % la consommation d’énergie de son patrimoine immobilier à l’horizon 2020 et réaliser 5 milliards d’euros de nouveaux investissements en faveur de la transition énergétique et écologique (TEE) à horizon 2021. A noter que le Groupe qui s'était donné pour objectif d’atteindre 3 milliards d’euros d’investissements verts à fin 2018, a indiqué avoir rempli sa mission dès la fin septembre 2018.
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