Dans un environnement où le risque de remontée des taux pourrait pénaliser simultanément les marchés obligataires et les marchés actions, les particuliers ont tout intérêt à diversifier leurs placements en se tournant vers le private equity. Historiquement réservé à une clientèle institutionnelle ou fortunée, ce type de placement qui consiste à investir dans des entreprises non cotées en passant via des fonds spécialisés, connaît un engouement sans précèdent. Les belles performances passées de cette classe d’actifs, pouvant offrir des rendements supérieurs à 10 % par an, y sont sans doute pour beaucoup. Autre élément contribuant à cet essor, une « démocratisation » au niveau du ticket d’entrée. Si autrefois il était nécessaire d’investir plusieurs centaines de milliers d’euros, voire plusieurs millions d’euros, il est maintenant possible d’avoir accès à de grands noms à partir de 100 000 €.
Private equity : comment ça marche ?
Comme pour les fonds investis en actions et/ou en obligations cotées, les fonds de private equity sont gérés par une société de gestion. Celle-ci investit dans plusieurs entreprises et se charge de toutes les démarches opérationnelles. Le but est de prendre des participations minoritaires ou majoritaires au capital des entreprises sélectionnées puis de les accompagner dans leur développement afin d’obtenir le rendement le plus élevé possible lors de leur revente. Pour augmenter le rendement, les sociétés de gestion ont souvent recours à l’endettement. Cette méthode permet de bénéficier d’un effet de levier : en cas d’acquisition financée à 50% par de la dette, le rendement des investisseurs sera globalement doublé en cas de succès de l’opération. Contrairement aux idées reçues, le private equity n’est pas plus risqué que les actions cotées. La véritable différence tient à la liquidité du placement, celle-ci étant faible pour les fonds de private equity tandis qu’elle est forte pour les actions cotées.
Quelles sont les modalités d’investissement ?
En effet, contrairement aux Sicav et FCP classiques, la plupart des fonds de private equity sont des fonds à échéance, c’est-à-dire que les investissements effectués sur ces véhicules sont bloqués pour une durée prédéterminée, généralement supérieure à 5 ans. C’est précisément ce blocage des fonds qui offre le temps aux entreprises d’adopter une stratégie de développement de long terme, sans être contraintes par des objectifs de court terme propres aux sociétés cotées. Ce type d’investissement s’adresse donc aux particuliers bénéficiant d’un horizon de placement de 8-10 ans. Par ailleurs, avec un seuil d’investissement minimal de 100 000 euros, les investisseurs doivent bénéficier d’un patrimoine financier conséquent.
Privilégier le capital-développement et l’immobilier
, Le domaine du private equity recouvre différentes stratégies d’investissements aux résultats parfois très variables. Selon nous, les fonds les plus intéressants sont ceux spécialisés dans le capital-développement, ayant pour but d’investir dans des PME ou ETI déjà bien installées sur leur marché, cherchant des capitaux pour accélérer leur croissance. Cette logique s’oppose à celle du « venture capital », dont le but est d’investir dans des startups dont la viabilité reste encore incertaine. Ce type d’investissement est souvent à bannir pour les particuliers, le taux d’échec au sein de ces fonds étant trop élevé pour offrir un rendement substantiel et un risque maîtrisé. Attention également aux fonds spécialisés dans le financement de sociétés en restructuration. Ces opérations, qui cherchent à donner un nouveau souffle à des entreprises en perte de vitesse, constituent de grandes opérations de LBO dont le risque peut être élevé et dont le caractère éthique est généralement limité. Le private equity en immobilier offre quant à lui des opportunités intéressantes. L’idée est ici d’acheter un bien immobilier « obsolète », de le rénover conformément aux besoins du marché, de le louer à prix fort et enfin de le revendre à un prix élevé. Grâce à l’effet de levier associé à ces opérations, le rendement final pour l’investisseur peut être significatif. Il est donc important de bien choisir son fonds de private equity. Malheureusement, les classements n’existent quasiment pas. Le choix d’un fonds nécessite donc de bien se renseigner en amont ou d’être correctement conseillé pour éviter les mauvais placements.
Malgré la méfiance qui atteint les groupes privés gestionnaires d’Ehpad, la société contrôlée par ICG a amélioré ses conditions de financement et prolongé la maturité de sa dette.
La fintech américaine dédiée aux marchés privés permet au gérant de commercialiser son dernier fonds evergreen Ardian Access Sicav sur des plateformes de fonds telles que Allfund, Clearstream et Euroclear Fundsplace.
La sicav d’accélération de sociétés de gestion indépendantes a fait entrer Axa, Crédit Agricole Assurances, l’Erafp, Société Générale Assurances et Suravenir à son tour de table.
Un document de travail, dont le leader de Place publique s’est démarqué, avant sa révélation par Politico, suggère de désinvestir les classes populaires et les banlieues pour se concentrer sur un électorat « cible » en vue de la présidentielle de 2027 : des urbains, diplômés et aisés, jugés plus réceptifs à une offre sociale-démocrate
Guerre commerciale, IA et statut de Taïwan... Les sujets de discorde entre les deux dirigeants ne manquent pas, alors que l’ombre du conflit iranien plane sur leur rencontre
Attention collector ! Swatch et Audemars Piguet s'associent pour la Royal Pop, une collection de huit montres de poche en biocéramique inspirée de l'iconique Royal Oak, disponible dès le 16 mai en boutique.