Différents moyens de réduire les risques de son portefeuille
On peut affirmer sans se tromper que les actions sont relativement chères. Ainsi, 17% (100 titres sur 600) des entreprises composant le Stoxx 600 ont une valorisation supérieure à 30 fois les bénéfices des douze mois à venir, alors que cette proportion n’était que de 6% (33 titres) il y a 10 ans*. Cela ne laisse pas nécessairement présager un krach, mais il faut s’attendre à plus de volatilité et à de possibles corrections, à un moment où les incertitudes sur les chaines de production demeurent : pénurie de semi-conducteurs, évolution du virus, et possibles confinements en Asie, etc. S’y ajoutent le retour marqué de l’inflation, nettement supérieure à la cible des principales banques centrales et la normalisation à venir des politiques monétaires sans compter les risques géopolitiques.
Comment faire pour protéger son portefeuille titres dans ce contexte ? La prise partielle de profits est une première solution, pour avoir plus de moyens de profiter d’un repli du marché. Mais attention ! la rémunération actuelle du cash est voisine de zéro (1% au mieux, pour la partie logée sur un Livret A), donc inférieure à l’inflation, qui continuer de grimper en zone euro (5,1% en janvier 2022). En termes réels, le cash est perdant. Quant à l’autre moyen usuel de réduire les risques - augmenter la part investie en obligations-, ce réflexe de protection naturel est tout bonnement devenu dangereux dans le « monde à l’envers » des taux négatifs.
Pour se prémunir contre l’inflation, on peut déformer la poche actions en faveur de certains secteurs ou thèmes. Ainsi, il est naturel de privilégier des entreprises qui ont le pouvoir de passer des hausses de prix (le fameux pricing power), préservant, voire augmentant ainsi leur marge quand les coûts montent. Dans l’automobile, les constructeurs premium comme Daimler ou BMW sont préférables à un acteur plus grand public comme Renault. Dans l’industrie, des entreprises comme Siemens ou Schneider Electric, avec des produits leaders sur leurs marchés, sont mieux armées que des entreprises de consommation de masse comme Electrolux. Enfin, certaines entreprises ont des tarifs littéralement indexés à l’inflation comme les sociétés d’autoroutes (détenues par Vinci, Ferrovial ou Atlantia).
Source : Goldman Sachs
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