Schroders lance un ETF actif sur les actions américaines en Europe
Schroders confirme ses ambitions dans le secteur des fonds cotés (ETF) gérés activement en Europe. Le gestionnaire d’actifs britannique a annoncé ce 28 avril le lancement d’une nouvelle stratégie avec le Schroder US Equity Active Ucits ETF. Ce véhicule va se concentrer sur les actions nord-américaines afin d’obtenir une croissance du capital et des revenus supérieurs à ceux de l’indice S&P 500 sur une période de trois à cinq ans.
Avec des frais courants de 0,20%, le produit est coté depuis le 28 avril sur le marché Xetra de la Deutsche Börse à Francfort, la Borsa Italiana à Milan et la SIX Swiss Exchange à Zurich avant d’être également listé à la Bourse de Londres le 7 mai prochain. L’ETF sera notamment géré par Lukas Kamblevicius, co-responsable de l’équipe d’investissement Quantitative Equity Products (QEP).
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L’objectif est d’adopter la stratégie Schroder QEP US Core afin de générer une surperformance par rapport à son indice de référence, le S&P 500 Index : «Le marché actions américain offre un éventail d’opportunités vaste et dynamique, où une approche d’investissement systématique et disciplinée peut aider à identifier des sources de rendement régulières», affirme Lukas Kamblevicius.
Une dynamique sur les ETF actifs
Ce nouveau véhicule s’inscrit dans la dynamique de développement de la société de gestion dans ce secteur. En cours de rachat par la société de gestion américaine Nuveen après l’approbation des investisseurs lors d’une assemblée générale, Schroders place de grands espoirs dans ces véhicules.
Après avoir dévoilé ses deux premiers ETF actifs en Europe en septembre dernier, le gestionnaire avait également dévoilé un ETF actif personnalisé selon des critères ESG en janvier. Lors de la publication de ses résultats du premier trimestre, la société vielle de 222 ans avait évoqué «un élan considérable» pour ses ETF actifs en Europe.
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Avec le lancement de ce nouvel ETF, Schroders annonce le franchissement du seuil des 2,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion pour l’ensemble de sa gamme européenne. Le groupe londonien revendique une entrée dans le top 10 des gestionnaires d’ETF Ucits, d’après Tom Stephens, responsable des ETF depuis le début de l’année. Schroders enregistre également une collecte nette de 2 milliards de dollars depuis le début de l’année.
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Paris - A un an de la présidentielle, Marine Le Pen affirme son souhait d’un second tour «entre le bloc central et le RN». De préférence contre Edouard Philippe, plutôt que face à Jean-Luc Mélenchon. Tout en continuant d’espérer que «les juges ne (l’)empêcheront pas d'être candidate». La campagne n’a pas encore vraiment commencé mais la patronne du Rassemblement national sait déjà qui elle veut affronter. «Je souhaite un second tour face au bloc central», déclare-t-elle mardi dans un entretien à l’AFP. Un voeu formulé parce qu’elle «pense que ce qui est à faire est très important (et) qu’il est nécessaire d’avoir la force d’une élection de choix et pas d’une élection de rejet de l’autre candidat». Comprendre: face à Jean-Luc Mélenchon, que les rares sondages de second tour donnent très largement battu - moins de 30% pour l’Insoumis et plus de 70% pour Jordan Bardella - même si seul le président du Rassemblement national a été testé récemment dans ce cas de figure. Le match serait en revanche plus serré face à un adversaire issu des rangs de la droite et du centre. En particulier Edouard Philippe, donné gagnant dans les dernières enquêtes d’opinion, aussi bien contre Mme Le Pen que M. Bardella. «La présidentielle se jouera certainement entre le RN et le bloc central, s’ils arrivent à avoir un candidat commun», insiste tout de même la triple candidate à l’Elysée, qui reconnait que «dans cette configuration, Edouard Philippe a un certain nombre de qualités mathématiques» car «il est en même temps issu de la droite, ancien Premier ministre macroniste» et «il plaît à la gauche, en tout cas il ne la dérange pas». Pas envie de «facilité» Si sa préférence va donc à un affrontement contre celui qu’elle qualifie de «candidat du parti unique» et d’incarnation de «l’extinction du clivage droite-gauche», Mme Le Pen souligne que dans ce scénario, «il y a une condition sine qua non, c’est qu’ils arrivent à ne pas être quinze sur la ligne de départ». Dans le cas contraire, «le risque que Jean-Luc Mélenchon s’appuie sur un socle qui est plus fiable que le bloc central est réel», ajoute-t-elle. Mais la perspective d’une victoire dans un «front anti-LFI» ne l’enchante guère. «Je ne trouve pas ça extrêmement glorieux d'être élue sur la base de cet unique argument», explique-t-elle, critiquant «une forme de facilité». La critique vise notamment son autre rival déclaré, Bruno Retailleau, qui ne lui inspire aucune inquiétude. «Ce sera le Zemmour de 2027 (…) ce sera Monsieur Plus», ironise-t-elle. Son pari? Le patron des Républicains «va se radicaliser» pendant la campagne comme "à chaque fois que quelqu’un se met en concurrence avec le RN». Et si l’ex-ministre de l’Intérieur entend miser sur son expérience pour s’imposer, «tant mieux pour nous» car «son résultat à Beauvau est juste pathétique», assène-t-elle. Prête pour la bataille, la cheffe de file de l’extrême droite française est d’autant plus à l’aise que «les thèmes ont été imposés par le RN, aujourd’hui plus personne ne peut faire campagne sans parler d’immigration ni de sécurité, c’est une victoire idéologique qui est acquise». Avec «la question évidemment absolument essentielle du pouvoir d’achat», et «le sujet des finances publiques qui va certainement s’inviter», les grandes lignes de la confrontation sont tracées. Reste à trouver comment «dessiner dans l’esprit des Français ce que peut être la France sans l’ensemble de ces fils qui l’entravent et de ces maux qui la frappent». «La décision sera simple» Le parti n’en est pas encore là, même s’il «prépare sa campagne». Un premier séminaire mi-avril a permis d’identifier de premiers points sensibles, notamment la sécurité de son candidat «qui est une vraie préoccupation, parce que l’extrême gauche est de plus en plus brutale et violente». «Personne n’a jamais empêché un meeting de Mélenchon (…) il n’y a jamais de contre-manifestation contre un meeting de la France Insoumise, ça n’est jamais arrivé, ça n’existe pas», insiste-t-elle, dénonçant aussi bien «une impunité de la part des pouvoirs publics» qu’une «compréhension coupable de la part de la presse» qui s’en fait l'écho. D’autres réunions internes seront par ailleurs nécessaires pour finaliser le programme. «On va maintenant se voir extrêmement régulièrement, avec Jordan Bardella et nos équipes rapprochées pour commencer les arbitrages sur le projet présidentiel, qui a déjà beaucoup avancé», indique-t-elle. 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