L’Office for Budget Responsibility, organisme public qui fournit des prévisions économiques indépendantes, a dégradé ses prévisions de résultats pour les principales banques britanniques, s’attendant à ce que les revenus issus d’une taxe supplémentaire soient plus faibles que prévu, selon Bloomberg. «Cela reflète en partie les conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, bien que nous n’ayons pas émis d’hypothèses sur la perte des droits aux passeports [financiers européens] ou de futures divergences réglementaires» de la part de l’Union européenne; indique-t-il. Il s’attend à ce que l’Etat reçoive 400 millions de livres sterling (455 millions d’euros) de moins de la taxe supplémentaire pour l’année fiscale 2019-2020 que ce qu’il avait prévu un an auparavant.
Les ennuis recommencent pour H2O Asset Management. Et pour sa maison mère, Natixis, dont le titre a clôturé en baisse de 4,76% mercredi 11 mars, alors que les autres banques françaises étaient orientées à la hausse. Le 9 mars, H2O a envoyé une lettre à ses clients, les avertissant que ses fonds étaient confrontés à des pertes « pouvant surprendre par leur ampleur », comme l’a révélé le Financial Times. Ces pertes seraient liées à des paris sur des obligations et des devises ayant mal tourné lors des fortes variations sur les marchés de ces derniers jours. Dans une autre lettre envoyée le 3 mars, et que L’Agefi a pu consulter, le gérant indique que les portefeuilles sont vendeurs de volatilité à court terme sur les indices actions américaines et européennes et acheteurs de devises matières premières (y compris pétrolières), peu de temps avant l’effondrement des cours. Dans sa deuxième lettre, la boutique fondée par Bruno Crastes et Vincent Chailley, écrit que les pertes «ne correspondent pas à notre lecture de la réalité macro-économique du monde d’aujourd’hui». Elle ajoute: «nous avons vécu de telles crises par le passé. Nous savons que l’important est de ne pas regretter d’avoir été pris au piège (quasiment impossible dans le cas du Covid-19), mais de bien gérer la sortie». Un premier article de Bloomberg, paru lundi, avait déjà fait état de fortes pertes pour plusieurs fonds phare de H2O AM. Les pertes effacent les gains de 2019 Le fonds Vivace perd 31,72 % depuis le début de l’année au 6 mars, d’après le site Internet de H2O AM. Et ce, alors qu’il ne perdait que 3,6 % sur le seul mois de janvier. En 2019, en revanche, il avait affiché un gain de 30,1 %. Le fonds Multistrategies abandonne 30,46 % depuis le début de l’année au 8 mars, après avoir affiché une performance de 29,64 % en 2019. D’autres fonds connaissent une situation difficile. MultiBonds, qui était en hausse de 1,6 % en janvier, abandonne 20,54 % depuis le début de l’année au 6 mars, après une hausse de 33,6 % en 2019. Enfin, Allegro est en baisse de 20,64 % depuis le début de l’année, après avoir perdu 1 % en janvier seulement et gagné 39,6 % en 2019. Contactée par NewsManagers, Natixis n’a pas souhaité faire de commentaire. Cet épisode rappelle de mauvais souvenirs. En juin 2019, H2O Asset Management avait déjà fait des vagues en raison de l’exposition de ses fonds à des actifs illiquides liés à un homme d’affaires allemand sulfureux. Cette affaire révélée par le FT avait provoqué des rachats nets de 8 milliards d’euros en quelques jours. Et le titre Natixis en avait déjà souffert. Cette crise a relancé les spéculations sur une vente par Natixis de la société de gestion dont elle détient 49,9 % du capital depuis 10 ans. La banque a toutefois démenti récemment l’existence d’une clause de renégociation de son partenariat avec H2O. Bruno Crastes, le fondateur de H2O AM, est connu pour être un gérant dont les fonds ont parfois de très grandes variations durant l’année en raison de paris souvent très contrariants.
Le métier se structure rapidement depuis quelques années et attire de plus en plus de nouveaux entrants. Il gagne également en crédit auprès des professionnels de l'investissement, et notamment du private equity.
L'échange automatiqueet obligatoire d'informations dans le domaine fiscal en rapport avec les dispositifs transfrontières entrera en vigueur à partir du 1er juillet 2020.
Face au coronavirus et à la chute du pétrole, les prêteurs européens ne sont pas exposés de la même manière aux risques de défaillance de leurs clients.
Suite à l’obtention l’été dernier de son agrément par Bank Al Maghrib, Orange Maroc a annoncé mardi le lancement d’Orange Money dans le royaume. Ce service permettra aux Marocains d’utiliser leur téléphone comme moyen de paiement et de transfert d’argent. Le Maroc devient ainsi le 18e pays de la zone Afrique et Moyen-Orient d’Orange à offrir la solution de portefeuille dématérialisé, lancée en 2008, indique l’opérateur télécom français dans un communiqué. Les transactions effectuées via Orange Money ont atteint 2,6 milliards d’euros.
La Compagnie des CGP-CIF vient d’annoncer la création de la Compagnie d’intermédiaires en opérations de banque et services de paiement (IOBSP). La nouvelle entité qui est présidée par Patrick Bosson regroupe des conseils en gestion de patrimoine ayant le statut d’intermédiaires en opérations de banque et services de paiement ainsi que des courtiers et mandataires de courtier (COSBP, MEOBSP, MOBSP, MIOBSP).
Xavier de Champsavin, directeur général adjoint de Pictet WM France évoque l’avenir de la banque privée, Face aux taux bas, les offres de gestion devront être beaucoup plus personnalisées et l’ESG prendra une place centrale
La chute du baril de pétrole a soufflé un vent de panique sur des marchés déjà éprouvés par le coronavirus, dans l’espoir d’interventions monétaires et budgétaires.
Deutsche Bank a dispersé certaines de ses équipes de trading et d’infrastructure à Londres dans différents endroits par précaution contre le développement de l'épidémie de coronavirus, a indiqué la banque lundi. En outre, certains salariés pourraient travailler de chez eux. La banque a imposé des mesures similaires dans d’autres bureaux, dont en Chine, en Italie et en Suisse. En outre, elle a annoncé l’annulation de la cérémonie pour son 150e anniversaire, prévu à Berlin le 21 mars. Après ces annonces, le cours de Bourse de Deutsche Bank a chuté de 17% lundi, et clôturé en baisse de 12,26%, à 5,94 euros.
JPMorgan Chase prévoit de supprimer 140 postes au sein de sa banque privée en Suisse. Il compte par ailleurs déplacer des équipes vers des localisations moins chères pour réduire ses coûts, selon Bloomberg, qui cite une source proche. La banque a indiqué à ses salariés cette semaine qu’elle allait délocaliser des emplois dans les opérations, les technologies et d’autres fonctions support, vers des des emplacements incluant l’Ecosse, les Philippines et l’Inde, selon la source citée par l’agence de presse. JPMorgan a déjà déménagé une partie de ses effectifs des emplacements les plus chers, tel New York, vers Plano (Texas), Colombus (Ohio), et Wilmington (Delaware).
La société a passé un partenariat avec la banque privée de Lazard Frères Gestion pour offrir aux entrepreneurs qu'elle accompagne des services spécifiques.
Entre les taux bas et les exigences de solvabilité requises, les assureurs ont mal à leurs fonds en euros.Et puisque la forte diminution de leurs rendements n’éloigne pas les épargnants, ils déploient un arsenal de guerre pour faire changer les habitudes. Parfois très brutalement !,
Le secteur de l'assurance est en très bonne santé. Il présente une rentabilité des capitaux propres de près de 10% en moyenne et grimpe jusqu'à 30% pour certains acteurs.
L’assureur britannique Aviva a recapitalisé sa filiale française à hauteur de 139 millions de livres au deuxième semestre 2019, l'équivalent de 160 millions d’euros aux taux de change actuels. L’information figure dans les documents publiés par le groupe à la suite de la présentation de ses résultats annuels le 5 mars.
Le Groupe Crédit Agricole a annoncé, dans un communiqué vendredi, suite aux demandes de Bercy (voir par ailleurs) prendre des mesures ciblées pour accompagner ses clients côté entreprises et professionnels, «dont l’activité serait impactée par le coronavirus». Il proposera, au cas par cas, des «solutions adaptées» comme permettre de reporter jusqu’à 6 mois les remboursements des crédits ; mettre en place une procédure accélérée d’accord de crédit en moins de 5 jours pour les situations les plus urgentes ; supprimer les pénalités et les coûts additionnels des reports d’échéance et de crédit des clients ; et accélérer les modalités de prises en charge des demandes d’indemnités des clients assurés.
Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a reçu vendredi les banquiers et assureurs pour leur demander de soutenir les entreprises en difficulté face à l'épidémie de coronavirus. Il leur a demandé d'«être vigilants aux entreprises en difficultés et soutenir les entreprises qui souffrent le plus dans les secteurs de l'événementiel, du tourisme, des transports et de la restauration», selon Les Echos. Dimanche, la ministre du travail, Muriel Pénicaud a déclaré que près de 900 entreprises avaient déjà demandé à bénéficier des aides au chômage partiel. «Cela concerne 15.000 salariés», a-t-elle dit.
Disposant sur plus de 15 ans d’une cartographie de référence du marché institutionnel français par typologie d’engagements, l’AF2i a regroupé les portefeuilles et allocations en six familles distinctes, tenant compte des structures de passifs et de la réglementation de chacune d’entre elles. A partir des allocations communiquées annuellement pour les six groupes en question - l’assurance-vie – engagements réglementés (principalement fonds en euros), l’assurance dommages, la santé et la prévoyance, la retraite par répartition, la retraite par capitalisation (épargne retraite supplémentaire, fonds de pension, …) et les associations, fonds de dotations et fondations - la société Quantalys avec qui elle a passé un partenariat établit désormais des benchmarks, en retenant pour chaque classe d’actifs la catégorie la plus appropriée, parmi les 140 catégories suivies par le consultant.
La fintech Mon Petit Placement annonce la nomination de Margaux Belhade au poste d’associée. Présente dans l’entreprise depuis ses débuts et occupant jusque-là la fonction de directrice des opérations, elle rejoint Thomas Perret, président et fondateur de la fintech, précise un communiqué.