La Société Générale a annoncé mercredi un durcissement de ses critères d’exclusion de financement de certaines activités liées au charbon. Le groupe a décidé de ne plus fournir de produits et services, exceptés ceux exclusivement dédiés à la transition énergétique, aux entreprises qui réalisent plus de 25% de leur chiffre d’affaires dans le secteur du charbon thermique et qui n’ont pas de stratégie crédible de sortie du charbon. Seront également exclues les entreprises développant de nouveaux projets de mines, centrales ou infrastructures liées au charbon thermique. La banque vise une sortie totale du charbon thermique à l’horizon 2030 pour les entreprises détenant des actifs dans l’Union européenne ou l’OCDE, et 2040 pour le reste du monde.
Monte dei Paschi dei Siena a annoncé mercredi avoir cédé un portefeuille d’actifs immobiliers à Ardian, fonds français de capital-investissement. La transaction, rendue nécessaire par la restructuration de la plus ancienne banque du monde encore en activité, devrait améliorer le ratio CET1 de capitaux de 13 points de base par rapport à son niveau de mars, a dit Monte dei Paschi dans un communiqué. Ardian, né dans le giron d’Axa, est l’un des leaders mondiaux de l’investissement privé, en concurrence notamment avec Blackstone et Lexington Partners.
Banca Monte dei Paschi di Siena étudie différentes hypothèses de fusion, dont une avec Banco BPM, tandis que le Trésor italien prépare un décret pour vendre la participation de contrôle de l’Etat dans la banque toscane, selon Reuters, qui cite deux sources proches du dossier. L’Etat italien possède 68% du capital de Monte dei Paschi (MPS) depuis son renflouement pour 8 milliards d’euros en 2017 et il s’est engagé auprès de la Commission européenne à la privatiser au plus tard l’an prochain. Le décret en préparation autorise le Trésor à «mettre en oeuvre les opérations extraordinaires» permettant de céder les parts de l’Etat. Lundi, Monte dei Paschi a annoncé son intention de céder plus de huit milliards d’euros de créances à risque, ce qui ramènerait son ratio de créances douteuses sous 5% contre 12,4% aujourd’hui.
Annoncée le 21 janvier, l’acquisition à 100% de Sabadell Asset Management par Amundi a été bouclée hier, toutes les autorisations réglementaires nécessaires ayant été reçues, indique Amundi dans un communiqué. Le partenariat stratégique de 10 ans pour la distribution de produits Amundi à travers le réseau de Banco Sabadell en Espagne prend donc effet. Sabadell AM «a démontré sa résilience durant la période de pandémie, avec des encours de 21 milliards d’euros à fin mai 2020, quasi stables par rapport à fin 2019», précise le communiqué. Cette transaction et le partenariat avec Banco Sabadell permettent à Amundi de renforcer sa position en Espagne.
La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) met en garde le public à l’encontre du site Internet www.luxxcapital.com où une entité, qui se présente sous la dénomination LuxxCapital, prétend être établie au Luxembourg et offre des services de trading en se référant à la société Luxembourg Capital S.A. La CSSF indique que l’entité n’est pas régulée par la CSSF et ne dispose d’aucun agrément pour la prestation de services d’investissement ou d’autres services financiers au ou à partir du Luxembourg.
La société Cérès Finance et son gérant, Patrick Thierry, ont été sanctionnés par La Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Dans une décision datée du 26 juin, celle-ci a prononcé des sanctions pécuniaires de, respectivement, 20.000 et 80.000 euros à l’encontre de Cérès Finance et de Patrick Thierry, ainsi qu’une interdiction temporaire d’exercer l’activité de conseiller en investissements financiers pendant cinq années à l’encontre de chacun de ces mis en cause, indique-t-elle dans un communiqué lundi. Les griefs reprochés à Cérès Finance, conseiller en investissements financiers, avaient trait «à la commercialisation de trois produits d’investissements en Outre-Mer ainsi qu’à un défaut de diligence et de loyauté pendant la procédure de contrôle», précise l’AMF.
Avant que ne soient dévoilés les lauréats des Coupoles de l’Audace, une vingtaine d’experts se sont exprimés en web conférences au cours d’Assises du Patrimoine exceptionnelles,
Dans le cadre des successions, les investissements en crowdfunding ne sont pas centralisés dans des registres nationaux. C’est au notaire de les identifier pour en assurer la transmission aux héritiers.
Les règles Priips destinées à aider les investisseurs particuliers à choisir les fonds n’ont pas réussi à mettre en garde contre les fortes pertes qui ont eu lieu pendant la crise du coronavirus, soulevant des questions sur l’efficacité de cette réglementation, rapporte le Financial Times fund management. Priips exige des fournisseurs de produits d’investissement vendus aux particuliers qu’ils publient des projections de performances futures dans des conditions de marché différentes, afin d’aider les clients à prendre des décisions bien informées. Une étude de Schroders sur la pertinence des prévisions lors de la chute des marchés de mars montre que les investisseurs ont subi des rendements plus faibles que les prévisions de performance sur le long terme affichées. «Les projections de performance Priips n’ont pas passé le test Covid-19», commente Sheila Nicoll, responsable des politiques publiques de Schroders.
Dans une nouvelle réponse ministérielle, la Garde des Sceaux reste floue sur la perspective d’une définition légale des primes manifestement exagérées.
Le montant versé de dividendes aux salariés actionnaires français en 2019 est proche de 620 millions d'euros selon de la 8ème édition du « Baromètre du partage du profit » Eres.
Igor de Maack quitte DNCA, affilié de Natixis IM, après y avoir travaillé pendant 13 ans afin de «donner une nouvelle orientation à sa carrière». Dans une énigmatique conclusion à son communiqué, DNCA exprime ses «regrets» pour son départ mais ajoute: «nous sommes heureux pour lui de ce nouvel élan à sa carrière. Ce ne sont pas des adieux mais qu’un au revoir car de futurs projets de collaboration nous rapprochent déjà....». Arrivé en 2007 au sein de la boutique française, l’intéressé a commencé aux côtés de Jean-Charles Mériaux comme co-gérant des fonds Centifolia et Gallica. Puis en 2012 il a pris son envol et créé, au sein de DNCA, son équipe de gestion composée de Félix Haron, Romain Avice et Olivier Habault avec pour mission la gestion des stratégies Convertibles, Infrastructures et moyennes capitalisations avec le fonds Gallica. Avec son départ l’organisation de ce pôle a été revu. Le fonds Infrastructures a été confié à Julie Arav, cogérante du fonds DNCA Invest Value Europe et Léa Dunand-Chatellet responsable du pôle ISR. Félix Haron, spécialiste des convertibles, garde la gestion des deux fonds DNCA Invest Convertibles et DNCA Invest Global Convertibles.