Emmanuel Macron esquisse de nouvelles mesures économiques
Le confinement des Français est prolongé jusqu’au 11 mai.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Capucine Cousin
Emmanuel Macron, le président de la République française.
-
Capture écran Elysée.
Un mois après son allocution télévisée précédente, le 16 mars, où il avait annoncé le confinement obligatoire des Français pour tenter de ralentir l’épidémie de coronavirus, Emmanuel Macron a repris la parole. Lundi soir, de nouveau depuis l’Elysée, le président de la République a annoncé la prolongation de ces mesures jusqu’au lundi 11 mai. A partir de cette date, les établissements scolaires (exceptées les universités) rouvriront progressivement. Dans un premier temps, les personnes les plus vulnérables, les personnes âgées ou en situation de handicap sévère devront toutefois rester confinées au-delà du 11 mai.
L’exécutif emboîte ainsi le pas à plusieurs autres pays européens durement éprouvés par l'épidémie, à l’image de l’Italie ou de l’Espagne qui ont tous les deux annoncés la prolongation de leur «mise sous cloche» respective – jusqu’au 3 mai pour l’Italie.
Le président a aussi esquissé de nouvelles mesures économiques. Le gouvernement avait déjà annoncé un vaste plan de soutien à l'économie, porté à 100 milliards d’euros contre 45 milliards initialement prévus. «Les mesures de chômage partiel et de financement pour les entreprises seront prolongées», a-t-il indiqué.
Les lieux rassemblant du public (restaurants, cafés, hôtels, cinémas, etc) resteront fermés jusqu’à une date indéterminée. En outre, «les grands festivals et événements avec public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu'à mi-juillet prochain». Pour tous ces secteurs, l’Elysée a esquissé un prochain plan pour la restauration, l’hôtellerie, la culture, l’événementiel notamment, avec des annulations de charges et des aides spécifiques
Autre annonce, pour les familles les plus démunies, «j’ai demandé (au gouvernement) de verser sans délai une aide exceptionnelle aux familles les plus modestes avec des enfants afin de leur permettre de faire face à leurs besoins essentiels».
Le président, après Bercy, a remis un coup de pression aux banques et aux assurances: «je souhaite que les banques puissent décaler toutes les échéances beaucoup plus massivement qu’elles ne l’ont fait et les assurances doivent être au rendez-vous de cette mobilisation économique», a-t-il indiqué. Il s’exprimera ultérieurement sur les mesures d’après crise. Mais il appelle déjà à «rebâtir une indépendance agricole, industrielle et technologique française». Et il espère en la crise «un moment de vérité qui impose plus d’ambition, plus d’audace, un moment de refondation» pour l’Europe.
La croissance des moteurs que sont l’investissement et la consommation reste soutenue. Sans relancer l’inflation sous-jacente en juin, au vu des indices liés aux dépenses PCE également publiés jeudi. De quoi faire patienter les marchés et envisager un nouveau statu quo de la Fed en septembre.
Comme la quasi-totalité des analystes le prévoyaient, la Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu inchangé son taux directeur à 3,75% jeudi, soit un statu quo pour la cinquième réunion consécutive. Mais le vote est passé à seulement 6 voix contre 3.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
Sous la pression de ses proches et alors qu'il affiche un léger retard dans l'électorat féminin, Edouard Philippe revendique désormais sa volonté de conjuguer son projet pour 2027 « au masculin comme au féminin »
Depuis 2017, les moyens consacrés aux services d'incendies et de secours ont augmenté en euros constants. Mais le principal financeur, les départements, estiment être incapables d'aller plus loin
Comme attendu, l'activité a rebondi au deuxième trimestre malgré les effets de la guerre en Iran sur les prix des carburants. Dans sa dernière note de conjoncture, l'Insee entrevoyait une croissance plus forte.