Le groupement de conseillers en gestion de patrimoine en France Magnacarta Group vient de nommer Julie Compagnon au poste de présidente de Magnacarta. Cette dernière qui était jusque là directrice générale et présidente de 1215 succède dans ses fonctions à Vincent Couroyer qui quitte le groupe. Après avoir rejoint le groupe April en 2022, Magnacarta Group entend poursuivre en 2023 le développement de ses trois entités que sont 1215, Magnacarta et Mérimée Gestion Privée, avec l’ambition d’accélérer la digitalisation de ses métiers au bénéfice de ses partenaires distributeurs, précise un communiqué. Magnacarta affiche près de 2,5 milliards d’euros d’encours sous gestion.
Le Groupe Magellim annonce la nomination d’Isabelle Ruhin au poste nouvellement créé de responsable du développement institutionnel de l’entité. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Isabelle Ruhin, aura pour mission de développer l’ensemble des activités des entités de groupe composé de Foncière Magellan, A Plus Finance, Baltis, Proximea et Turgot AM. Basée à Paris, elle est rattachée à Guillaume Hilaire, Directeur du Développement de Groupe Magellim. Auparavant, Isabelle Ruhin était depuis novembre 2018 directrice du développement du Groupe L’Agefi, où elle était chargée du développement des activités et d’une clientèle française et internationale.étaitresponsable commerciale Grands Comptes. Elle a débuté sa carrière en avril 1998 au Luxembourg en qualité de responsable marketing et communication à Société Générale Bank & Trust, avant de rejoindre en juillet 2000 la société luxembourgeoise Kneip, spécialisée dans les solutions de gestion de données et de reporting pour les fonds d’investissement, les assurances et les banques, en tant que responsable commerciale Grands Comptes. Elle a occupé ce même poste au sein du Groupe L’Agefi de juin 2004 à mars 2008, puis a été responsable développement Gestion Privée pour la Banque Leonardo d’avril 2008 à novembre 2014.
Connue pour sa gestion obligataire, Schelcher Prince Gestion se diversifie dans les actions. La société de gestion qui fait partie du groupe Arkéa Investment Services annonce la création d’une équipe actions et le lancement prochain d’une gamme sur cette classe d’actifs. L’équipe se compose de Loïc Tonnelier, qui vient de rejoindre la société après seize ans d’expérience chez Rothschild & Co AM dans la gestion actions de conviction, ainsi que de Mathieu Detouche, gérant alignant onze années d’expérience dans la gestion de fonds convertibles et diversifiés au sein de Schelcher Prince Gestion. «Ce binôme aura pour objectif de structurer cette expertise au bénéfice des partenaires de Schelcher Prince Gestion», détaille un communiqué. Cette diversification peut surprendre pour cette société de 8 milliards d’euros d’actifs, qui est identifié comme un spécialiste de la gestion obligataire depuis sa création en 2001. «Il s’agit d’une extension naturelle de nos expertises, car outre des fonds crédit, la composante actions était déjà clef pour nos stratégies convertibles et multi-asset», explique Adil Amor, directeur général de Schelcher Prince Gestion, cité dans un communiqué. «Les fonds actions gérés par Schelcher Prince Gestion, auront vocation à déployer un processus éprouvé ; conviction, calibration et soutenabilité de la performance seront les maîtres mots», ajoute-t-il. Cette nouveauté interroge aussi sur la stratégie d’Arkéa Investment Services. En avril 2022, François Deltour, président du directoire du groupe breton - il en était alors le directeur général -, n’avait pas caché sa volonté de se développer sur la gestion actions. «Tout n’est pas finalisé à date, mais l’élément important à mentionner est qu’Arkea IS a vocation à être plus présent sur cette classe d’actifs qui nous semble extrêmement importante (…)». Or, Arkéa Investment Services détient depuis 2017 une participation de 15 % dans Mandarine Gestion, la société de Marc Renaud, tournée vers les actions. Mais cette participation minoritaire ne semblait pas suffire pour assouvir les ambitions d’Arkéa Investment Services dans la classe d’actifs. Une décision devait être prise sur le devenir de cette participation. L’annonce d’un lancement d’une gestion actions chez Schelcher Prince Gestion pourrait donc présager d’une sortie de Mandarine Gestion. Interrogé par NewsManagers, le groupe Arkéa IS/Schelcher Prince Gestion a répondu :« nous n’avons pas de commentaire à faire sur Mandarine Gestion qui est une participation minoritaire d’Arkéa IS ».
L’association présente un taux de participation aux bénéfices net de son fonds euros en hausse de 40 points de base sur un an, grâce notamment à l’utilisation de quasiment un tiers du montant doté à la PPB en 2021.
Guillaume Baret a été nommé responsable animation réseaux au sein d’Allianz GI. Il aura la charge d’accompagner la région Paris Nord-Est des réseaux propriétaires sous la resposable de Christophe Auget, directeur animation réseaux.
Le feuilleton judiciaire de H2O AM va être décliné en plusieurs séries dérivées. Après le Collectif Porteurs H2O, le premier à assigner H2O AM en septembre 2021, et la plateforme d’actions collectives MyLeo, qui s’est fait connaitre tout début janvier, un troisième acteur entre dans la bataille, a appris L’Agefi. Il s’agit du cabinet Lecoq-Vallon & Feron-Poloni, spécialisé dans la défense des épargnants. Le cabinet compte assigner au civil H2O AM et son ex-actionnaire majoritaire Natixis Investment Managers d’ici fin janvier-début février. Les griefs de la partie civile seront principalement basés sur ceux retenus par la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers dans sa décision du 3 janvier dernier, nous précise Hélène Feron-Poloni, associée du cabinet. «C’est une ancienne affaire pour moi car je travaille dessus depuis septembre 2020, dès la suspension de la cotation des fonds », assure Hélène Feron-Poloni. L’avocate a déjà tenté un recours à l’amiable avec Natixis et H2O AM pour le compte de plusieurs investisseurs, sans succès. Contrairement à d’autres actions collectives, le cabinet n’assignera ni le groupe BPCE ni le commissaire au compte KPMG, notamment pour des questions d’efficacité. Cette action en justice se distingue de celle du collectif sur deux principaux points: d’une part, le cabinet Lecoq-Vallon & Feron-Poloni va se limiter à des investisseurs particuliers, et d’autre part, elle ne se limite pas aux fonds cantonnés. Sur le premier point, le cabinet s’est fait la spécialité de défendre les petits porteurs. «Les intérêts des professionnels et des particuliers ne sont pas d’office compatibles. Le niveau d’information et de compréhension de la gestion n’est pas le même. Il peut être hasardeux de défendre ces deux catégories d’investisseurs ensemble », explique Hélène Feron-Poloni. Sur le second, les avocats vont également défendre des épargnants qui ont vendu des parts entre juin 2019 et août 2020, soit de la date de publication de l’article du Financial Times qui révélait l’existence des positions en portefeuille sur des obligations non cotées liées au groupe Tennor, jusqu’au cantonnement des fonds l’année suivante. Le cabinet estime que ces épargnants ont aussi subi des moins-values et va formuler des demandes à ce titre. Le cabinet se prépare à un contentieux âpre. « Il faut s’attendre à ce que la défense de H2O AM raisonne de la même manière que celle de Natixis dans d’autres dossiers. Ils ne paieront rien à personne spontanément. Ils diront que le préjudice n’est pas certain, pas indemnisable, pas déterminable», estime l’avocate. Celle-ci mène déjà un contentieux contre les mêmes avocats de Natixis IM, puisqu’elle défend l’UFC-Que-Choisir contre Natixis Investment Managers International dans un dossier de potentiels manquements dans la gestion de 133 fonds à formule. Dans ce dossier H2O AM, le cabinet représente plusieurs dizaines de clients, et compte accepter de nouveaux dossiers au fil de l’eau, sans date butoir, contrairement au Collectif qui arrêtera d’accepter des dossiers fin février. Maître Feron-Poloni visera notamment à obtenir des indemnisations pour perte en capital, manque à gagner, et préjudice moral. L’honoraire de base se situe entre 650 euros et 1 000 euros hors taxes, en fonction du dossier, avec un honoraire de résultat porté à 20% des sommes gagnées hors taxe. MyLeo dévoile un peu sa stratégie La plateforme d’actions collectives MyLeo a présenté par ailleurs ce 16 janvier au cours d’une visio conférence sa stratégie pour un éventuel contentieux dans le dossier H2O AM. La structure se donne jusque fin avril pour agréger au moins 500 plaignants avec un honoraire de base de 549euros TTCafin de démarrer la procédure (tout en se donnant la possibilité de démarrer avec moins de clients). Dans le cas d’une levée suffisante, elle mandatera l’avocat Christophe Leguevaques (par ailleurs fondateur de la plateforme) pour assigner H2O AM, ainsi que l’actionnaire de référence de la société de gestion et le commissaire au compte KPMG. L’avocat va alors chercher la responsabilité contractuelle pour H2O AM, et délictuelle pour les deux autres, avec une demande d’indemnisation solidaire. Pour le cas de l’actionnaire de référence, qui pourra être après réflexion le groupe BPCE ou une de ses filiales comme Natixis IM, l’avocat considère que cet actionnaire a failli dans son rôle de contrôle de sa filiale, alors que des signaux auraient existé depuis 2016. Pour KPMG, il estime que le commissaire au compte n’a pas joué son rôle en ne donnant l’alerte qu’après l’explosion du scandale. Le parcours juridique pourra varier en fonction du profil du panel défendu. Si MyLeo n’agrège que des personnes physiques, l’avocat assignera ces trois sociétés au Tribunal judiciaire de Paris. S’il défend également des personnes morales, il se tournera vers le Tribunal de commerce. L’avocat demandera le remboursement du montant nominal de la side pocket, ainsi qu’un manque à gagner. L’honoraire de résultat s’élève à 12 % TTC.
Comment caractériser l’éco-blanchiment (greenwashing) dans les produits financiers? C’est en substance la question que pose depuis novembre le régulateur européen des marchés financiers dans un appel à témoignages des parties prenantes de l’industrie. L’association européenne des gestionnaires d’actifs, Efama, a donné sa définition du terme, qu’elle ne veut pas voir être dégainé à tout va tant il peut la desservir auprès de sa clientèle. Il faut dire que de nombreux gérants sont sur la défensive après les affaires DWS,Goldman Sachset une filiale de BNY Mellon mais aussi après les précisions des instances européennes sur le règlement SFDR qui les ont poussés à rétrograder à l’échelon inférieur (Article 8) un grand nombre de fonds qu’ils considéraient comme les plus verts (Article 9). Pour l’Efama, l’éco-blanchiment chez les gérants se pare donc de deux attributs. A savoir présenter consciemment de manière trompeuse les pratiques ou caractéristiques durables d’un produit financier et avoir l’objectif/l’intention de tromper le destinataire de la communication sur le produit durable. Le lobby des sociétés de gestion voit en outre une différence fondamentale entre le fait de tromper intentionnellement des investisseurs et celui de faire des erreurs ou des changements non intentionnels dans les données utilisées pour le reporting d’un produit. Un trio d’éléments doit être pris en compte dans l’approche de l’Esma sur l’éco-blanchiment, soutient l’association. Cela inclut les cadres réglementaires existants, la dépendance aux fournisseurs tiers de données et de notation ESG et la communication aux clients. L’Efama estime que toute nouvelle ligne directrice sur l’éco-blanchiment devrait être incluse dans les cadres réglementaires existants et qu’une approche harmonisée doit émerger tant sur le plan européen qu’international sur le sujet. Elle insiste sur la notion d’intentionnalité d’éco-blanchiment. Aussi l’Efama souhaite-t-elle qu’il soit clairement établi qu’un gérant indirectement impliqué dans une affaire d’éco-blanchiment ne soit pas tenu responsable pour les déclarations trompeuses émises par les sociétés investies dans leurs rapports financiers ou pour de mauvaises données ESG fournies par les agences de notations extra-financières. Comprenez, ce n’est pas la faute du gérant, qui doit quand même s’assurer de la véracité des données reçues. L’Efama argue cependant que si les acteurs des marchés financiers ne peuvent pas se fier aux données de leurs contreparties, chaque société finira par analyser indépendamment ces données, ce qui s’avérera coûteux. Pas de déclaration durable dans le temps Au sujet de la communication clients, l’Efama tacle la confusion réglementaire et ses concepts de taxonomie, principales incidences négatives ou encore le principe de ne pas causer de préjudice important (do not significant harm) difficiles à comprendre pour le particulier.Elle affirme que, du fait de cette confusion, un peu de jugement s’impose sur le fait qu’une communication clients ait voulu se montrer le plus clair possible pour le client ou s’il agit d’une intention caractérisée de tromper le client. L’association soutient également que les diverses interprétations par les gérants de la régulation durable européenne telle qu’elle existe actuellement ne doivent pas être considérées comme des pratiques intentionnelles d’éco-blanchiment. L’Efama dégaine néanmoins un argument surprenant sur le concept d’éco-blanchiment. Pour l’association, l’éco-blanchiment «doit prendre en compte les informations disponibles au moment où une déclaration de durabilité a été faite». «Il est raisonnable de croire qu’une déclaration de durabilité était correcte au moment où elle a été formulée mais qu’elle soit devenue incorrecte avec le recul en raison de la découverte de nouvelles informations, par exemple de nouvelles évidences scientifiques», poursuit l’association. Autrement dit, pour le lobby, les déclarations de durabilité des gestionnaires d’actifs ne sauraient être durables dans le temps, sauf à les actualiser dès la découverte de nouveaux faits scientifiques. L’un des problèmes de fond sur le sujet de l'éco-blanchiment reste la subjectivité des parties selon l’Efama, c’est-à-dire le fait qu’une personne pourrait voir un acte d’éco-blanchiment là où une autre n’en verrait pas. Il suffit de lire les débats enflammés sur le réseau social LinkedIn à propos de méthodologies et de portefeuilles ESG ou les études de diverses organisations sur la «vertitude» des gérants pour s’en convaincre. L’Efama fait ici référence au cas de fonds Article 9 exposés aux énergies fossiles, qui ont pu être considérés par diverses parties comme n’étant pas compatibles avec l’Article 9. L’association rappelle qu’il n’existe aucune demande explicite à ce que les fonds Article 9 bannissent totalement les énergies fossiles. Selon l’Efama, toute régulation sur l’éco-blanchiment doit s’abstenir de définitions absolues telles que «les fonds détenant des titres de sociétés impliquées dans le secteur minier ou énergétique font preuve d’éco-blanchiment». En revanche, l’Efama souhaiterait bien une autre définition sur l’investissement durable, qui prendrait en compte la notion de transition et reconnaîtrait les stratégies d’investissement positionnés sur la transition comme des stratégies durables. Le sous-entendu est clair, l’Efama évoque ici les stratégies qui investissent dans des secteurs considérés comme très polluants mais dont les entreprises sous-jacentes font des efforts et se transforment dans le cadre de la transition vers un monde bas voire zéro carbone.
La CFE-CGC veut démystifier le sujet qui pourrait devenir l’un des enjeux des prochaines élections professionnelles dans la question plus large de la qualité de vie au travail.
La commissaire aux Services financiers, Mairead McGuinness, veut interdire les rétrocessions versées aux distributeurs de produits d'épargne, ce à quoi Berlin s'oppose. Chaque camp affûte ses arguments dans ce débat central pour l'industrie financière.
La société Corum Butler annonce la nomination d’Ephraïm Marquer, en tant que directeur conformité, risques et contrôle interne. Il prend la tête d’une équipe de quinze personnes et aura pour mission de garantir la conformité de l’ensemble des activités et filiales du groupe aux attentes des autorités de régulation financière. Il accompagnera notamment le développement de la société d’assurance vie Corum Life.
Pour l’exercice 2022, les bancassureurs annoncent des taux de rendement en hausse, mais toujours sous condition d’une prise de risque minimale qui ne suffira pas à battre la remontée du Livret A.
Analyse des points clés de la réforme des retraites, avec en particulier les impacts potentiels sur les régimes de prévoyance suite aux annonces du gouvernement le 10 janvier dernier.
BDO France, spécialiste de l’audit et du conseil a annoncé la nomination de Pierre Lhoste au poste de directeur général de BDO Advisory, le département spécialisé en prospective stratégique et sectorielle de la société.
Créé en novembre 2020 par six sociétés de gestion, le Club 30 % France publie ce lundi son deuxième rapport annuel. L’occasion de faire un point d’étape sur les avancées de ce groupement, qui vise à promouvoir une meilleure diversité de genre au sein des équipes de direction des entreprises du SBF 120. L’objectif le plus emblématique du club, qui représente désormais seize sociétés de gestion* et 6.000 milliards d’euros d’encours, est que les entreprises s’engagent à avoir 30 % de femmes dans les comités exécutifs d’ici à 2025. «Le parcours est semé d’embûches. Mais il y a des signes encourageants et des motifs d’espoir», a résumé Marie-Sybille Connan, présidente du Club 30 % France et par ailleurs analyste stewardship au sein d’Allianz Global Investors, interrogée par NewsManagers. Actuellement, les entreprises du SBF 120 affichent un taux moyen de 27 % de femmes aux plus hauts niveaux de direction (chiffres du Medef à fin 2021). « Ce taux reflète des situations disparates », nuance Marie-Sybille Connan. Ainsi, selon elle, dix-sept entreprises ont déjà atteint 40 % et tirent le groupe vers le haut. Elle cite notamment Schneider, Legrand, Dassault et Bolloré. Mais cinquante-cinq entreprises ont encore moins de 30 % de femmes au comex et onze entreprises ont un taux de représentation de femmes au comex de moins de 15 %. De plus, dix-sept entreprises ne répondent pas à l’étude du MEDEF et on peut donc douter de leur ambition en la matière. Le rapport du Club 30 % France note que la plupart des entreprises sont convaincues de l’intérêt de promouvoir la diversité dans leurs instances dirigeantes. Nombre d’entre elles mettent en place des plans d’actions et objectifs ciblés. Mais ces objectifs, leur périmètre (comité de direction, comité exécutif, top 100) et leur horizon temporel manquent d’homogénéité, déplorent les membres du club. « L’utilisation de certains périmètres pourrait permettre de cacher la réalité de la situation », estime Marie-Sybille Connan. Dans ce contexte, difficile de dire si l’objectif des 30 % pourra être atteint d’ici à 2025, sachant que cela sera rendu obligataire d’ici à 2027, en vertu de la loi Rixain. Ce taux sera même porté à 40 % en 2030. Dirigeantes : des modèles mais pas des totems Pour Marie-Sybille Connan, cet objectif est un «aiguillon» mais certainement pas une fin en soi. En effet, la campagne menée par le Club 30 % France et ses désormais seize membres cherche à susciter une réflexion plus globale sur le sujet et à modifier les habitudes. «Notre préoccupation en tant qu’investisseur responsable est que les entreprises changent leurs pratiques de recrutement et de promotion afin qu’il y ait une plus grande égalité des chances professionnelles entre les hommes et les femmes», souligne Marie-Sybille Connan. «Nous allons donc au-delà de l’objectif des 30 % de représentation au sein des instances dirigeantes. Bien sûr, c’est important, notamment parce que ces femmes jouent un rôle de modèle. Mais il faut s’assurer que ce ne sont pas que des femmes totem, mais qu’il y a une volonté d’équité dans l’ensemble et dans toutes les strates du groupe», martèle-t-elle. Elle appelle notamment les entreprises à commencer à se constituer dès à présent un vivier de talents pour pouvoir répondre à la loi RIxain. «Ce serait dommage que cela se fasse par recrutement externe. Cela pourrait être néfaste pour la cohésion interne et cela risque de créer des tensions sur certains profils. L’idée est plutôt d’agrandir le gâteau», indique Marie-Sybille Connan. Pour continuer à avancer sur le sujet en 2023, le Club 30 % France a décidé de mettre en place une coprésidence. Elle sera assurée cette année par Candriam aux côtés d’Allianz Global Investors. Le Club plaide aussi en faveur de la création du pilier Dirigeants du Club 30 %, le pendant «entreprises» du Club 30 % regroupant uniquement des investisseurs. Cela existe dans tous les autres pays où ce club a été créé. «Il est indispensable pour sensibiliser le milieu économique français à la diversité de genre», conclut Marie-Sybille Connan. *Les membres du Club 30 % France sont: Allianz GI, Amplegest, Amundi AM, Axa IM, Candriam, Columbia Threadneedle, Comgest, Crédit Mutuel AM, Generali IP, Groupama AM, LBPAM, La Française AM, Legal & General, Mirova, Ostrum et Sycomore AM.
La société de gestion Qantara Asset Management, co-fondée par James Kuate et Alain William, est agréé définitivement comme société de gestion de portefeuille par l’Autorité des marchés financiers (AMF) depuis le 3 janvier 2023, constate NewsManagers. Le gestionnaire, qui se spécialise sur la dette souveraine africaine et souhaite «établir un pont entre l’Afrique et les marchés financiers», avait exposé ses plans à NewsManagers en octobre dernier.
Exclusif - Les fonds actionnaires et le management du gérant d'actifs, qu'Altarea avait renoncé à racheter au lendemain de la guerre en Ukraine, veulent faire un exemple.
Les investisseurs parient à nouveau sur les fonds obligataires, principalement sur la dette d’entreprise, et cela quel que soit le niveau de risque. Entre le 5 et le 11 janvier, les fonds obligataires ont reçu 17,5 milliards de dollars (16,1 milliards d’euros) de flux nets, contre 7,2 milliards pour les fonds actions, et 8,3 milliards pour les fonds monétaires, selon «Flow show», le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissements mondiaux par BofA Global Research. L’univers obligataire a notamment collecté sur les fonds de dettes d’entreprises les mieux notées (" investment grade»), avec +10,4 milliards de dollars. Les investisseurs ont également privilégié les stratégies de dettes d’entreprises de haut rendement (" high yield») avec +2 milliards, de dettes municipales (+2,1 milliards), et de dettes émergentes (1,4 milliard). Les fonds de dettes souveraines ont agrégé pour leur part 0,2 milliard de dollar de collecte. Une fois n’est pas coutume, en actions, les fonds communs de placements traditionnels ont davantage collecté que les fonds indiciels cotés (ETF, Exchange Traded Fund). Les premiers ont attiré 5 milliards de dollars, contre 2,2 milliards pour les seconds. Les stratégies couvrant les Etats-Unis ont rendu 2,6 milliards de dollars. Les retraits se sont faits principalement sur les fonds value (-1,7 milliard de dollars), croissance (-1,3 milliard), grandes capitalisations et tech (-1 milliard chacun). Dans le reste du monde, les fonds d’actions émergentes ont reçu 2,2 milliards de dollars de flux, et ceux sur le Japon 1,1 milliard. Les fonds d’actions européennes ont enregistré leur 48ème semaine de décollecte d’affilée avec -0,5 milliard de dollars.
Une semaine de reprise. Pas moins de cinq fonds ont fait leur apparition avec une particularité : les nouveautés sont de natures diverses puisque l'on compte trois fonds actions dont un thématique et deux obligataires dont un à échéance.
Ces fonds mordent la poussière et font état de très décevantes performances tant sur un an, trois ans et cinq ans. Et ce n'est sans doute pas fini car ils doivent désormais faire face à un nouveau défi lié à l'approche du travail dans les bureaux...
Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a suivi la proposition de la Banque de France d’augmenter le taux du petit livret rouge de 2% à 3% dès le mois prochain.