Paris retrouve la tête du classement du Barnes City Index, devant Miami et New-York. Le marché haut de gamme est en plein essor mais devrait se heurter à des difficultés cette année. Dubaï fait un bond spectaculaire et passe de la 47ème à la 5ème place.
Une première amende a été infligée à Amundi pour des retards dans le règlement de factures imputables à Lyxor AM, rachetée et absorbée définitivement en juin 2022.
Secret professionnel, guichet unique des entreprises, réforme des retraites... A l'occasion des vœux du Conseil national des barreaux pour 2023, son président Jérôme Gavaudan revient sur les thématiques qui font l'actualité de la profession d'avocat.
Bonne nouvelle pour les actionnaires, les dividendes versés en Europe devraient progresser de plus de 1% à 387 milliards d’euros, un nouveau record historique, en 2023, selon l’étude annuelle « Dividend Study 2023 » d’Allianz Global Investors dévoilée jeudi matin. L’an dernier, le MSCI Europe avait distribué 382 milliards d’euros, grâce à la bonne résistance des bénéfices des entreprises. En 2021, 83% des entreprises du CAC 40 ont accru leurs dividendes et même 95% en 2022. A la faveur aussi de la baisse des marchés actions, le rendement des dividendes a progressé l’an dernier. Il est passéen un an de 2,25% à 3% en France et à 3,5% en Allemagne, et de 3% à 4% en Espagne et à 5% en Italie. Au Royaume-Uni, il est resté stable, légèrement en-dessous de 4%. L’an dernier, au sein du CAC 40, les télécoms ont offert le meilleur rendement à 6,8%, devant les financières et l’énergie à 5,1%, et l’immobilier à 4,8%, contre moins de 1% pour les valeurs technologiques, dernièresdu classement. « Les dividendes apportent de la stabilité à de nombreux portefeuilles d’actions, en particulier les années où l'évolution des cours des actions est négative (comme en 2022), note Hans-Jörg Naumer, responsable Global capital markets & thematicresearch et auteur de l’étude. En outre, d’après nos calculs, la volatilité moyenne des cours des entreprises qui versent des dividendes est sensiblement et systématiquement inférieure à celle des entreprises qui n’en versent pas - pour le marché boursier européen au sens large, nous parlons ici d’une différence de plus de 10 points de pourcentage ». Allianz GI rappelle que la culture du dividende est plus forte en Europe qu’en Amérique du Nord et en Asie. Entre 1978 et 2022, près de 35% des rendements totaux des actions européennes viennent du dividende contre 26,4% en Amérique du Nord et 30,6% en Asie. Si en moyenne, autour de 87% des sociétés du Stoxx Europe 600 ont versé un dividende sur 2021-2022, et 89,5% sur le CAC 40,certains secteurs sont moins généreux. Seules 74% des sociétés de consommation discrétionnaire, 78% de la santé et 80% de la technologie ont procédé à une distribution ces deux dernières années. L’an dernier, seules trois sociétés du CAC 40 n’ont pas versé de dividendes.
BlackRock, Candriam, AllianzGI, Axa IM, Invesco, Franklin Templeton et bien d’autres gérants se sont lancés en 2022 sur la thématique du métavers, qui englobe le concept d’univers digitaux. Le consultant Cerulli Associates dénombre, sur le marché européen, une douzaine de fonds d’investissements et de fonds indiciels cotés (ETF) consacrés à la thématique du métavers dans un rapport publié mercredi. Leurs encours cumulés atteignaient 98 millions de dollars à la mi-janvier 2023 après avoir dépassé les 100 millions de dollars en novembre 2022, selon le consultant qui se base sur les données de Morningstar. Il n’y a donc pas de ruée des investisseurs européens sur les produits métavers alors que leurs homologues américains et sud-coréens se montrent eux assez friands des ETF existants sur ce thème.Si les encours des produits métavers en Europe restent d’un niveau aussi bas, cela pourrait être dû en partie à la réticence des investisseurs particuliers d’aller sur ce type de fonds après les désillusions observées dans les investissements cryptos et blockchain. «Nous voyons des gérants en position d’attente dans ce domaine. Ce, afin de mieux identifier les meilleures nouvelles idées susceptibles de susciter l’intérêt des investisseurs et d'éviter de courir le risque d’une atteinte à la réputation, compte tenu des récents troubles rencontrés dans le domaine des cryptos », analyse Fabrizio Zumbo, directeur de la recherche sur les secteurs de la gestion d’actifs et de fortune en Europe chez Cerulli, qui fait notamment référence au scandale FTX. La baisse des valeurs technologiques l’an dernier n’a aussi pas vraiment soutenu le développement des encours de ces fonds. Etant donné l’engouement public pour l’intelligence artificielle (IA) à travers Chat GPT développée par Open AI, les produits métavers pourraient aussi se voir concurrencer par les fonds et ETF établis sur la thématique de l’IA.
Alors que la taxation des «riches» refait surface dans le débat sur la réforme des retraites, l’Insee a livré mercredi sa photographie du patrimoine des ménages français, à début 2021. Un patrimoine qui reste concentré: 92% du patrimoine brut, avant remboursement des emprunts, était détenu par la moitié des ménages. Les 5% des ménages les plus aisés en détiennent 34%, et le 1% le plus riche, 15% au total, sans que l’on constate pour autant une concentration des richesses depuis 2018. L’immobilier demeure la principale composante de ces avoirs, à 62% du total, mais les 30 % des ménages les moins dotés n’en possèdent pas ou peu. Mais c’est bien le patrimoine professionnel qui explique le gros des écarts: ce dernier est détenu à 95% par les 5% des ménages les mieux dotés, et deux tiers du patrimoine professionnel total se retrouvent aux mains de 1%. En comparaison, ces deux catégories représentent respectivement près de 50% et 25% du patrimoine financier.
La proposition de loi pour la protection des épargnants a été examinée par la commission des finances du Sénat le 25 janvier. L'examen en séance publique est prévu le 31 janvier.
La déléguée générale de la CNCEF devrait intégrer la commission consultative Pratiques commerciales de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), a appris l’Agefi Actifs.
Le sénateur LR de la Meurthe-et-Moselle a rencontré les représentants des agents généraux en vue de l’ouverture des discussions autour de son projet de loi sur la protection des épargnants prévue le 31 janvier prochain.
Après une année volatile pour les marchés et un manque croissant de confiance envers les États et les institutions, Ned Naylor-Leyland explique pourquoi il est temps de considérer l’or différemment.
Le Haut Comité juridique de la place financière de Paris (HCJP) recommande la «soft law» pour le vote des résolutions climatiques en assemblée générale.
La caisse régionale refuserait les dossiers présentés par des clients s’étant offert le conseil d’un courtier. Bruno Le Maire a pourtant demandé aux autorités de veiller au bon respect du mandat.
La société de gestion DNCA Investments tenait ce mardi sa traditionnelle réunion annuelle à Paris, sa première en physique depuis la survenance du Covid-19 en France. Son directeur général, Eric Franc, a tiré un bilan positif de l’année 2022, avec un encours sous gestion à 27,7 milliards d’euros. La collecte nette s’élève à 1,6 milliard d’euros, tant en France qu’à l’étranger. «Une belle performance [dans ce contexte]», s’est réjoui Eric Franc. Dans son discours introductif, le dirigeant a annoncé une nomination de taille. François Collet, gérant obligataire depuis cinq ans dans la maison, a tout juste pris la direction adjointe de la gestion. Cela doit préparer à terme la succession de Jean-Charles Mériaux, qui occupe la direction de la gestion depuis 2005. François Collet est gérant obligataire depuis vingt ans. Il a commencé chez Natixis Global Asset Management, où il a géré 3 fonds obligataires avec un encours total de 750 millions d’euros. En 2006, il a rejoint La Française AM en tant que responsable adjoint de la gestion obligataire, supervisant cinq fonds avec un encours global de 2,6 milliards d’euros. Il a intégré DNCA en 2017. Cap sur le Japon et l'épargne-retraite Eric Franc a également dévoilé que DNCA envisageait de s’attaquer au marché japonais. Un représentant de la société s’y est rendu pendant une semaine afin d’étudier la pertinence du projet. «Nous espérons capter un ou deux gros fonds souverains », a déclaré le directeur général. Le développement à l’étranger devient stratégique pour l’affilié de Natixis IM. La grande majorité des encours vient certes du marché français, mais l’étranger en représente désormais le quart. Quatre milliards d’euros proviennent du marché italien, un milliard de l’Espagne et un autre de l’Allemagne, quelques centaines de millions d’euros d’Amérique latine, et quelques autres de trois fonds de pension coréens. Nul doute qu’un mandat du GPIF ou du fonds de pension de la poste japonaise ferait encore grossir la part étrangère dans le mix client. Parmi ses autres axes de développement, DNCA va miser sur l’investissement responsable et la retraite. Sur le second point, la société a annoncé avoir gagné un important mandat en épargne-retraite avec un «gros cabinet de CGP». DNCA vient par ailleurs de recruter José Castro pour diriger la commercialisation de cette offre d’épargne-retraite et de la clientèle entreprises. L’intéressé arrive de Vega IM, un autre affilié de Natixis IM, où il occupait un poste équivalent depuis trois ans. Par le passé, il a travaillé neuf ans chez Natixis Interépargne, et dix ans chez la filiale d’épargne-retraite de BNP Paribas. Attention aux valorisations dans le non-coté Questionné sur la démocratisation du private equity, Jean-Charles Mériaux a aussi laissé entendre que DNCA avait des projets mêlant actifs coté et non-coté. Même si le dirigeant s’est dit avant tout surpris par les écarts de valorisation entre les actifs cotés et le non-coté. «En Bourse, quand vous avez un choc sur les taux, le marché reprice très vite les actifs, de façon violente, parfois excessive. Dans le non coté, le repricing est lent. Les corrections vont être graduelles mais vont intervenir », prédit-il. «Le private equity ne va pas échapper aux lois de la gravité. Il y a un tel écart de valorisation que la convergence se fera à un certain moment», renchérit-il. Par ailleurs, Jean-Charles Mériaux constate que «nous sommes dans une période particulièrement complexe», brandissant le terme de «polycrises». Il remarque également que «depuis le Covid, on a multiplié les erreurs d’analyse, de jugement, de prévision, ce qui rend notre métier très délicat». Dans cet environnement très changeant, «qui pourrait encore nous surprendre», il conseille de garder des actifs liquides. «Il ne faut pas être prisonnier d’horizons d’investissement qu’on ne maîtrise pas», prévient-il. Il prône aussi la diversification des portefeuilles, et la défiance vis-à-vis des allocations d’actifs «monomaniaques». Détaillant la stratégie d’allocation d’actifs, François Collet a indiqué qu’il y aurait cette année des opportunités du côté des obligations indexées et du crédit investment grade pour la partie obligataire. Sur le front des actions, il pointe une surexposition des investisseurs sur les actions américaines, favorisée par la gestion passive en actions mondiales, et prédit un retour sur les actions européennes et émergentes. DNCA est aussi positif sur les matières premières.
L'agence de notation a mis à jour ses prévisions en y intégrant de nouvelles hausses des taux d'intérêt, une inflation accrue, une volatilité continue des marchés et d'une légère récession.
Capmi & Capma est l’un des seuls acteurs du marché à afficher un taux de rendement moindre sur l’exercice 2022 par rapport à 2021. De 1,90 %, il est passé à 1,75%.
Dans un contexte volatil et non directionnel, les unités de compte ont capté près des deux tiers de la collecte, mais l’immobilier y occupe la part belle.
Quelques semaines avant de voir leur taux passer de 2% à 3%, les Livrets A et Livrets développement durable et solidaire (LDDS) ont bénéficié d’une nouvelle forte collecte en fin d’année dernière.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) veut s’appuyer sur ses prochaines orientations de dénomination des fonds ESG et durables pour faire le ménage dans la catégorie des fonds «article 8" de la réglementation SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). Lors d’une audience publique sur la consultation relative à ces futures orientations, qui s’est tenue le 23 janvier, la présidente de l’Esma, Verena Ross, a expliqué que l’encadrement de la catégorie des fonds sous « Article 8 » était sa principale préoccupation du moment. Les fonds «article 8" sont placés dans cette catégorie de manière auto-déclarative par leurs gérants et doivent posséder des caractéristiques ESG. Mais SFDR ne contient actuellement aucune métrique pour vérifier la véracité de ces déclarations. Dès lors, de nombreuses sociétés de gestion ont pu avoir l’ambition de placer leurs stratégies dans cette catégorie, sans pour autant s’y conformer pleinement. Mais les futures orientations portant sur la dénomination des fonds ESG et durables, qui sont en cours d’élaboration et qui n’entre pas dans le cadre de SFDR, prévoient pour le moment d’instaurer des seuils minimums d’investissement ESG et durables pour qu’un fonds puisse se prévaloir d’un tel nom. Ainsi, il faudrait 80% du portefeuille orienté sur l’ESG pour pouvoir utiliser cet acronyme et les termes qui y sont liés, et y rajouter 50% en durabilité si l’on veut ce terme. La consultation s’appuie également sur l’application des critères d’exclusion pour tous les investissements de ces fonds. L’Esma a proposé l’application du critère d’exclusion suivi par l’indice Paris-aligned Benchmark (PAB), un point sur lequel le régulateur souhaite avoir un retour de la part de l’industrie. Consultation jusqu’au 20 février Cette audience visait à apporter des précisions sur ces futures orientations applicables à tous les fonds sous les directives Ucits et AIFMD. Ces orientations, ouvertes à une consultation publique jusqu’au 20 février, doivent apporter davantage de transparence aux investisseurs, car le nom d’un fonds est un outil puissant de marketing, selon le régulateur. « Tout fonds peut prétendre avoir des caractéristiques ESG et se déclarer conforme à l’article 8 sans aucun seuil sous-jacent. Si les fonds utilisent un nom faisant la promotion de l’ESG ou de la durabilité sans qu’un certain pourcentage soit à la hauteur du nom, ils risquent d’être mal représentés et de se livrer à un écoblanchiment potentiel », a déclaré Verena Ross. L’Esma a rappelé que ces orientations additionnelles ne concerneraient que des fonds avec ces termes dans leurs noms, quelque soit leur catégorisation SFDR. Cette dernière est obligatoire pour tous les fonds, a clarifié le régulateur. Cependant, la nouvelle règle sur les noms utilisera quelques notions importantes mentionnées dans la régulation SFDR. Par exemple, pour les fonds portant le terme «Sustainability» dans leur noms, ils devront avoir 50% d’investissement durable, dont la définition provient de SFDR (Article 2-17). En ce moment, l’industrie de la gestion d’actifs se débat sur cette définition jugée trop vaste, ce qui a amené les autorités règlementaires dont l’Esma à demander davantage de précision de la part de la Commission européenne. Les orientations sur les noms devraient entrer en vigueur au troisième trimestre 2023, moment où la Commission européenne devrait donner davantage de précisions concernant la définition du concept de durabilité. S’attaquer au «greenwashing» Pour soutenir ses propos, l’Esma a dévoilé qu’à l’heure actuelle, 14% des fonds domiciliés en Europe, soit 4.192 fonds, utilisent au moins un terme lié à l’ESG ou la durabilité dans son nom. La majorité de ces fonds (2.730) appartient à la catégorie « Article 8 ». Le régulateur européen a remarqué que 534 fonds catégorisés comme Article 6, qui ne prennent donc pas en compte les critères ESG, portaient aussi des termes liés à l’ESG ou la durabilité. Cette incohérence soulève, selon l’Esma, des questions potentielles de conformité et demande une action imminente pour s’attaquer au greenwashing. Cependant, le régulateur a évité de publier une liste des termes d’ESG ou la durabilité utilisée par ces fonds, car « cela peut amener des acteurs à contourner cette ligne directrice en utilisant un terme différent pour le même concept ».
Le texte en débat, influencé par l’AMF, vise à mettre fin à l'enregistrement PSAN après le 1er octobre 2023. Une grande partie du secteur dénonce une surréaction politique.
Plus de 1,5 million d’épargnants ont acheté ou vendu des actions l’an dernier selon le dernier tableau de bord des investisseurs particuliers actifs de l’Autorité des marchés financiers (AMF).