Solarisbank pose ses valises en France
Solarisbank met un coup d’accélérateur. La fintech spécialisée dans le banking-as-a-service (BaaS) ouvre une succursale en France. «Nous sommes ravis de franchir cette nouvelle étape. Le marché français de la fintech figure parmi les plus porteurs en Europe et l’arrivée à maturité d’un nombre croissant d’acteurs pousse les banques, les entreprises et les acteurs de la fintech à innover», explique Jean-François Guillaumin, directeur général France de Solarisbank. La société ambitionne de développer localement ses solutions, en proposant par exemple des Iban français à ses clients. «Nous avons notre propre core banking system, qui a été créé et pensé pour servir en marque blanche», ajoute ce dernier.
Disposant d’une licence d’établissement de crédit délivrée par l’autorité allemande des marchés financiers (BaFin), la société avait fait ses premiers pas sur le marché français il y a un an. Elle avait noué des partenariats avec trois acteurs sur ses 50 partenaires - canB, Vivid Money et Helios - souhaitant développer leur activité sur ce marché français. «Nous aurons plus de partenaires dans les tuyaux d’ici la fin de l’année», précise Jean-François Guillaumin. Solarisbank, qui permet d’accélérer le développement de nouveaux acteurs, vise notamment les fintechs. « Presque 1,5 milliard d’euros ont été levés par les fintechs en France depuis le début de l’année, symbole d’une croissance très dynamique», ajoute ce dernier.
Fondée en 2016 en Allemagne, la plateforme revendique servir plus d’un million de clients en Europe, dans divers domaines tels que les solutions d’identification, des comptes bancaires numériques en passant par les cryptomonnaies. L’année prochaine, la fintech ambitionne notamment de développer son activité de crédit en France, entrant en concurrence avec Younited Credit. Son concurrent principal reste la fintech Treezor, rachetée par la Société Générale. Sur ses 500 salariés, entre 6 et 8 membres se consacrent à l’activité française depuis l’Allemagne. Le bureau français actuel, composé de deux membres, devrait être trois fois plus gros d’ici la fin de l’année.
En plus de la France, la fintech valorisée 320 millions d’euros, annonce son installation en Italie et en Espagne, dans le but de devenir un géant européen du BaaS. Depuis 2017, ses revenus nets totaux ont presque doublé chaque année, pour atteindre 35 millions d’euros en 2020. La société a levé plus de 160 millions d’euros notamment de BBVA, d’ABN AMRO ou encore Visa.
Plus d'articles du même thème
-
Bercy allège le cadre réglementaire des intermédiaires en crédit à titre accessoire
Le gouvernement revoit les seuils permettant aux professionnels de proposer des facilités de paiement sans relever du régime classique des IOBSP. Le nouveau cadre porte à 1.000 opérations annuelles le plafond applicable à certaines solutions de paiement différé de faible montant. -
Permira s'apprête à céder BioCatch à Visa pour 2,4 milliards de dollars
Le fonds de capital-investissement cède, aux côtés d'autres actionnaires, sa participation dans la société israélienne spécialisée dans la détection de la fraude en ligne par biométrie comportementale. -
AM Tech Day 2026 : le rendez-vous tech & innovation de la gestion d’actifs se tiendra le 3 novembre au Palais Brongniart
Organisé par L’Agefi, l’AM Tech Day 2026 réunira les professionnels de l’asset management, du wealth management, du trading et des technologies financières autour des grands enjeux de souveraineté numérique, d’IA, de cybersécurité, de blockchain, d’exécution et d’innovation.
ETF à la Une
Les ETF européens pulvérisent deux records en juillet
- Le cuivre électrise à nouveau le marché des matières premières
- Alphabet a gagné 100 fois sa mise initiale dans SpaceX en dix ans
- La zone euro confirme sa résilience au deuxième trimestre
- La faiblesse des économies française et allemande va perdurer
- L’économie chinoise montre encore des signes de faiblesse
Contenu de nos partenaires
-
DépendanceEn pleine montée des tensions, le sort du Liban suspendu à deux négociations parallèles
Le pays du Cèdre dépend de la pression que veulent bien mettre Washington et Téhéran sur leurs alliés respectifs : Israël et le Hezbollah -
A Taiwan, le gouvernement va verser un « dividende de l’IA » aux citoyens
Le président de Taïwan, Lai Ching-te a annoncé le versement de 270 euros par personne au titre des résultats exceptionnels de l’Intelligence artificielle -
ImpasseBudget 2027 : ce déficit que les gouvernements ne savent plus réduire
A cause de dépenses publiques en roue libre, la diminution du déficit apparaît de plus en plus compromise. Et la campagne présidentielle, propice aux promesses coûteuses, risque encore de repousser le nécessaire redressement. Les comptes publics menacent de devenir incontrôlables.