La City appelle à réformer la réglementation sur les fintech
Le lobby TheCityUK préconise l’évolution du concept de «sandbox» afin de mieux accompagner la croissance des jeunes pousses de la finance britannique.
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Stéphanie Salti, à Londres
TheCityUK veut réformer la réglementation pour aider les fintechs à se développer.
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Bloomberg
Le Covid-19 pousse les consommateurs à repenser l’utilisation de la technologie dans les services financiers. Et pour accompagner ce changement, il est nécessaire, selon TheCityUK, de transformer la réglementation des fintech outre-Manche. Car si le Royaume-Uni s’est illustré parmi les pays pionniers en matière de fintech européenne, il lui faut désormais trouver de nouveaux moyens pour passer à la vitesse supérieure.
Dans un rapport publié début mai avec PA Consulting, le lobby de la City part d’un constat : avec plus de 76.500 salariés et quelque 1.600 entreprises, la fintech britannique est désormais en phase de maturité. Or, les fondamentaux qui avaient garanti son succès initial atteignent aujourd’hui leurs limites. Selon l’organisme, les obtentions d’agrément relèvent parfois du parcours du combattant pour les jeunes pousses de la finance. Un obstacle qui pourrait être levé grâce à une simplification des textes réglementaires et une amélioration de la mise à disposition de ces documents, selon le lobby.
Né en 2016, le concept de «sandbox réglementaire», dont l’objectif est de tester, avec des cohortes d’entreprises des projets en situation réelle dans un environnement contrôlé et sous la surveillance de la FCA, doit aussi évoluer, selon TheCityUK. Certains produits des sociétés de regtech (technologie réglementaire) ne rentreraient ainsi pas dans les critères de ce dispositif, qui en est désormais à sa cinquième édition, note le lobby.
Afin d’en améliorer le fonctionnement, TheCityUK avance l’idée d’une participation à ces «bacs à sable» élargie à d’autres régulateurs et acteurs de l’industrie, créant ainsi une plate-forme de connaissance partagée. Le lobby propose aussi la mise en œuvre d’un système de notations ou d’accréditations pour toutes les fintech, qui informerait clients et établissements financiers sur le statut réglementaire de ces jeunes pousses. A leur tour, les start-up pourraient accéder à un pool de financement plus large.
La diversité des approches réglementaires au niveau mondial constitue parfois un frein pour les fintech britanniques désireuses d’exporter leurs activités à l’étranger, note aussi le lobby. Afin de les aider à mieux s’orienter dans ce maquis réglementaire, TheCityUK propose la poursuite d’une collaboration étroite avec les autres régulateurs mondiaux et la création de guides sur l’environnement réglementaire, fiscal, juridique et culturel des juridictions étrangères.
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