Funding Circle enchaîne les succès au Royaume-Uni
C’est une marque de confiance envers les fintechs et l’économie britannique, s’est réjoui hier le Chancelier de l’Echiquier Philip Hammond. La plate-forme de financement participatif Funding Circle, qui accorde des prêts à des petites entreprises britanniques, européennes et américaines, a annoncé avoir levé 82 millions de livres (94,6 millions d’euros) de capital auprès d’un groupe d’investisseurs emmené par la société de capital-risque Accel et comprenant notamment le fonds singapourien Temasek. Les fonds levés sont destinés à l’investissement technologique dans la plate-forme et aux recrutements. La société emploie 600 personnes dans le monde, dont 330 au Royaume Uni.
Les inquiétudes sur Funding Circle ont donc été balayées. En juin 2016, alors qu’elle venait de décrocher un prêt de 100 millions de livres de la Banque européenne d’investissement (BEI), elle craignait que le Brexit nuise à sa capacité à se financer. C’est finalement l’inverse qui s’est produit : la semaine dernière, elle a décroché un investissement de 40 millions de livres de la part du gouvernement britannique, inquiet que le Brexit limite le crédit aux entreprises. Au total, la startup a levé 300 millions de livres depuis sa création en 2010. Sa valorisation dépasserait le milliard de dollars, selon TechCrunch.
2,5 milliards de livres prêtés depuis 2010
La plate-forme dénombre 60.000 investisseurs accrédités (individuels, entreprises et agences gouvernementales). Elle aimerait devenir accessible aussi aux investisseurs particuliers. Elle a permis de prêter 2,5 milliards de livres à 25.000 entreprises depuis 2010, dont 1,1 milliard de livres en 2016. Au quatrième trimestre, ses opérations britanniques sont devenues profitables. Sa division locale a déjà distribué plus de 100 millions de livres en intérêts, et vise un rendement annuel de 7%. Les régulateurs britanniques ont néanmoins mis en garde contre les risques du secteur, dus notamment à la faiblesse de certains contrôles de crédit sur les PME.
C’est hors de son marché d’origine que la société a rencontré des difficultés. Aux Etats-Unis, la startup a divisé par deux son volume de prêts début 2016, estimant les rendements insuffisants. En Europe, elle a subi le départ du dirigeant des activités continentales, Matthias Knecht, en juin 2016. Celui-ci était le co-fondateur de la plate-forme Zencap, acquise par Funding Circle en octobre 2015 pour s’étendre en Allemagne, en Espagne et aux Pays-Bas.
Plus d'articles du même thème
-
Crédit Agricole Assurances fait ses premiers pas dans la finance tokenisée avec Amundi
Le premier assureur de France a réalisé un investissement de 100 millions d’euros dans un fonds tokenisé par le gérant maison. -
Spiko lève 90 millions de dollars en série B
Le leader français des fonds monétaires tokenisés a levé 120 millions de dollars depuis sa création en 2023. -
Le forum fintech de l'AMF et de l'ACPR souffle ses dix bougies
En dix ans, les enjeux autour des fintechs ont changé. La tokenisation et l'intelligence artificielle sont sur le devant de la scène.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
Contenu de nos partenaires
-
Grand oralOrdonnances, « travailler plus pour gagner plus » et réduction de l'immigration : Edouard Philippe face à son « heure de vérité »
Invité de l'émission « l'Heure de vérité » sur France 2 jeudi soir, le candidat Horizons a annoncé vouloir défiscaliser et exempter de cotisations sociales les heures supplémentaires travaillées au-delà des 35 heures. Pour un salarié au smic, cela représente selon lui « 1000 euros de plus par an » -
Tribune libreCybersécurité, une urgence absolue même pour les PME
Les cyberattaques sont une menace sérieuse pour tous les acteurs économiques, TME, PME et collectivités locales comprises. Le projet de loi sur la résilience et la cybersécurité, issu de la directive européenne NIS2, sera en discussion à l'Assemblée à partir du 7 octobre. -
La météo des tauxElection présidentielle : une campagne sous spread
Les indicateurs réservés aux experts des marchés financiers, tels l'OAT et le spread, sont devenus des outils politiques pour décourager des mouvements sociaux, discréditer des adversaires ou asseoir sa légitimité. Ce qui n'est pas sans risque pour celles et ceux qui les utilisent