Xerox va diluer ses actionnaires de 36 % pour reprendre ACS
Contraint par une dette nette déjà conséquente, le groupe financera majoritairement en titres le rachat d’Affiliated Computer Services
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Olivier Decarre
Xerox a beau afficher une dette nette de 6,8 milliards de dollars un peu supérieure à ses fonds propres, il ne reste pas à l’écart des acquisitions. Hier, il a dévoilé un accord de rachat d’Affiliated Computer Services (ACS), qui devrait augmenter de plus d’un tiers sa taille en termes de revenus.
Pour autant, avec une note «BBB» sous perspective négative chez S&P et la reprise programmée de la dette de sa cible (2 milliards de dollars), Xerox n’offre qu’une part limitée de cash aux actionnaires de sa cible : 18,60 dollars par action alors que la part en titres se montera à 4,935 actions Xerox soit 44,51 dollars au cours de vendredi (voir tableau). En complément, les titulaires d’actions B recevront un total de 300 millions de dollars de titres convertibles. Ainsi, 28 % seulement des 6,4 milliards de dollars en jeu seront versés en cash aux actionnaires d’ACS.
En contrepartie, les actionnaires de Xerox feront un effort important en matière de dilution. Car si la cible est bien valorisée (12,4 fois son opérationnel 2009 en valeur d’entreprise), l’offre pèse également lourd vis-vis de Xerox (82 % de sa capitalisation au cours de vendredi). Ainsi les actions à émettre dilueront le capital de Xerox de 36 %.
Enfin, la chute du titre Xerox sur la séance d’hier (-17 % à mi-séance) est venue rappeler l’inconvénient que peut présenter une offre en titre. Grâce à l’accord trouvé avec ACS, l’opération ne semble certes pas en péril. Il n’empêche qu’avec un titre Xerox tombé de 9,02 à 7,41 dollars, la valeur revenant aux détenteurs d’actions A (55,56 dollars par action) est déjà inférieure de 12 % aux 63,11 dollars promis par l’acquéreur sur le papier.
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