Wendel se constitue un trésor de guerre avec la cession de Deutsch
Wendel s’est félicitée hier soir d’avoir reçu une «offre ferme et non sollicitée» de la part de TE Connectivity concernant l’acquisition de Deutsch, leader mondial des connecteurs pour environnements sévères. Au regard de «la qualité industrielle et financière de la proposition» du prétendant américain, Wendel et Jean-Marie Painvin, coactionnaire et président du conseil d’administration, ont décidé d’entrer en négociations exclusives afin de finaliser la transaction, a priori au cours du premier semestre 2012.
TE Connectivity, issu d’une scission des activités du conglomérat Tyco International en 2007, propose d’acquérir la totalité du capital de Deutsch pour une valeur d’entreprise voisine de 2,1 milliards de dollars, l’équivalent de 1,6 milliard d’euros. Wendel souligne pour son compte un produit net de cession de quelque 954 millions d’euros, correspondant à une plus-value de 575 millions d’euros et 2,4 fois son investissement initial.
Ainsi, le président du directoire de Wendel, Frédéric Lemoine, assure que «grâce à la réalisation d’une plus-value importante, cette opération permettra à Wendel de se doter de moyens ambitieux pour sa politique d’investissement et de poursuivre le remboursement anticipé de ses dettes financières. Ce sont deux atouts majeurs dans le contexte économique actuel».
Wendel veut croire que «dans un secteur en consolidation très rapide, cette opération apporterait à Deutsch un soutien industriel et commercial idéal pour accélérer son développement international», grâce à un groupe comme TE Connectivity dont le chiffre d’affaires dépasse les 14 milliards de dollars. Le groupe américain et Deutsch soulignent la «complémentarité de leurs produits». Deutsch se renforcerait notamment sur le marché des camions en Europe et TE Connectivity bénéficierait de la présence de Deutsch dans les secteurs des engins de chantier et des engins agricoles. Les deux sociétés espèrent aussi se renforcer mutuellement dans les secteurs de l’aéronautique civile et militaire en Europe et aux Etats-Unis notamment.
Fondé en 1938 en Californie, Deutsch a été acquise par Wendel en juin 2006. Entre cette date et fin 2011, la société aura augmenté son chiffre d’affaires de plus de 22% et sa marge brute (Ebitda) de plus de 500 points de base à plus de 25%, a tenu à souligner Wendel.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. 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