Vranken-Pommery veut changer le profil de sa dette en lançant une première obligation
La baisse de la consommation de champagne n’est pas sans conséquence sur le bilan des producteurs, contraints de financer l’augmentation de leurs stocks. Après Laurent-Perrier qui a émis en début d’année 15 millions d’euros de dette dans le cadre d’un placement privé, Vranken-Pommery ouvre également une ligne obligataire.
Le groupe contrôlé par Paul-François Vranken veut placer entre 75 et 125 millions d’euros auprès du public et d’investisseurs qualifiés en Belgique et au Luxembourg. D’une durée de 6 ans, les obligations offrent un rendement de 4,125% et seront émises à 101,875%. Elles prévoient des clauses d’augmentation ou de diminution du taux d’intérêt, de 0,5%, selon l’évolution des différents ratios de dette du groupe. L’opération est dirigée par KBC. Les titres seront cotés sur Nyse Euronext Bruxelles.
Selon Vranken-Pommery, cette première émission «sécurisera sa dette en diversifiant ses sources de financement» et «permettra également d’allonger significativement la durée moyenne de ses crédits», de l’ordre d’une année si le placement atteint 125 millions d’euros. Le produit de l’émission se substituera à des lignes de crédit existantes. Environ les deux tiers des fonds levés serviront à réduire les concours bancaires qui financent le fonds de roulement. Ils s’élevaient fin 2012 à 121,9 millions d’euros. Un tiers remplacera des crédits dits de «vieillissement» propres aux groupes viticoles. «Le remboursement des lignes se fera au terme de négociations avec les banques du pool bancaire, lequel concentre l’essentiel des financements du groupe», précise Vranken-Pommery.
Fin 2012, le groupe de champagne et de vins portait 634 millions d’euros de dettes nettes pour 349 millions d’euros de fonds propres. Une augmentation de capital de 42,5 millions, réalisée en décembre 2012, lui a permis de financer plusieurs acquisitions, mais elle n’a pas suffi à assouplir les ratios de dette. Dans le cadre de son plan de restructuration, Vranken-Pommery s’est engagé à réduire sa dette d’environ 60 millions d’euros en trois ans, en vendant des actifs et une partie de ses stocks.
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