Votaccess veut s’étendre auprès de tous types de sociétés et à l’international
La plate-forme française de vote en ligne ne séduit que la moitié du CAC 40. Plus de 60 sociétés l’auront utilisée en 2016.
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Bruno de Roulhac
Votaccess n’a enregistré aucun abandon de société ni aucun problème technique et bénéficie d’un système sécurisé éprouvé.
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Capture écran. Illustration Slib.
Votaccess peine à s’installer. Pour sa cinquième année, la plate-forme française de vote par internet devrait être utilisée par plus de 60 sociétés, contre 6 en 2012 et 45 en 2014, ont précisé des représentants de l’Association française des professionnels du titre (Afti) et de l’Association nationale des sociétés par actions (Ansa). Une progression à pas comptés, en raison des réticences liées au coût de mise en œuvre ou à la faiblesse de l’actionnariat individuel. Pourtant, «la mise en place de Votaccess nous a permis d’abaisser nos coûts d’assemblée générale assure François Bisiaux, directeur droit boursier, de Vivendi. Cela ne fera pas voter ceux qui ne votaient pas, mais cela donne un confort supplémentaire aux actionnaires actifs.» De fait, le quorum des AG n’a pas vraiment bougé. Seules 23 sociétés du CAC 40 l’ont utilisée cette année, contre 28 l’an dernier. Une diminution liée à la sortie de sociétés de l’indice, ou à des opérations de rapprochement, comme Nokia-Alcatel ou Holcim-Lafarge. Or, Votaccess ne concerne aujourd’hui que les sociétés de droit français.
Depuis le début de l’année, Votaccess a enregistré près de 300.000 instructions de vote, dont 75% par électronique et 25% par papier numérisé. En 2012, la proportion était inverse avec seulement 25% de vote internet, rappelle Sylvie Vernet Gruot, animateur du groupe émetteurs à l’Afti. Près de 10.000 votes en ligne proviennent d’institutionnels. Ces derniers passent habituellement par des «proxy collectors», comme Broadridge et ISS, désormais connectés à Votaccess. Pour l’avenir, Votaccess veut poursuivre l’automatisation de la remontée du vote des institutionnels
Fort de son succès, avec aucun abandon de société, aucun problème technique et un système sécurisé éprouvé, Votaccess veut poursuivre son déploiement sur le marché français, en s’ouvrant à la fois à des sociétés cotées plus petites, aux groupes mutualistes, etc., et en proposant des offres moins chères pour les petits teneurs de comptes. Pour les banques, cet investissement ne recherche pas une rentabilité, mais s’inscrit dans un mouvement de digitalisation et de service du client, explique Eric de Nexon, vice-président de l’Afti.
Votaccess va de nouveau tenter de se développer à l’étranger, mais l’appétit n’est pas encore là. Toutefois, l’adoption des standards européens «General Meetings» devrait favoriser le développement de la plate-forme française.
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