Volkswagen dévoile quelques détails de son plan «Strategy 2018»
Volkswagen voit loin. Le constructeur allemand a fait valider hier par son conseil son plan «Strategy 2018» et a profité de l’occasion pour en donner quelques éléments chiffrés. L’objectif est clair: «le groupe Volkswagen vise la place de leader mondial sur le plan économique et environnemental dans l’industrie automobile».
Pour détrôner Toyota en termes de volumes, VW ambitionne des ventes de 8 millions d’unités à moyen terme et supérieures à 10 millions d’ici 2018. En 2009, les volumes ont été de 6,29 millions (+1,1%).
La rentabilité opérationnelle des activités automobiles devrait quant à elle s’afficher au-delà de 5% à moyen terme (4,8% en 2008). Sans inclure Porsche dont l’intégration complète est prévue en 2011. Pour soutenir sa rentabilité, VW prévoit de recourir de manière encore plus marquée au partage de plates-formes. Le tout avec une discipline de gestion accrue qui devrait lui permettre de porter sa marge avant impôts à plus de 8%. Difficile de rapprocher ce chiffre des attentes des analystes, à l’horizon moins lointain. Mais à titre de comparaison, la marge avant impôts de VW n’est jamais allée au-delà de 6% ces dernières années (voir illustration).
La discipline sera aussi de mise en matière d’investissements dans l’automobile. Rapportés au chiffre d’affaires, ils devront rester voisins de 6%. Grâce à toutes ces mesures, VW espère dépasser les 16% en matière de retour sur investissement dans sa division automobile. Un chiffre ambitieux comparé aux 10,9% atteints l’an passé, d’autant qu’ils ont constitué un record pour le groupe qui n’avait jamais jusqu’ici franchi la barre des 10%.
Plus d'articles du même thème
-
La bonne tenue des actions européennes est suspendue au test des bénéfices
Les actions ont rebondi en Europe avec l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran et la forte baisse du pétrole. Certains n’y voient qu’un rattrapage désormais achevé, d’autres croient qu'une deuxième vague de hausse est possible si la conjoncture continue de s'améliorer. -
Les dettes AT1 pourraient devenir un sujet de compétitivité pour les banques
La Banque des règlements internationaux a exposé ses propositions pour les dettes subordonnées Additional Tier 1 (AT1). L’institution donne l’impression de vouloir imposer aux banques européennes de nouvelles règles complexes, pas toujours adaptées. -
Voyageurs du Monde va quitter la Bourse parisienne
Avantage, regroupant les fondateurs et les actionnaires institutionnels du voyagiste, lancera une OPA simplifiée, voire une offre publique de retrait, au prix de 180 euros par action. Une offre, avec une prime de 24% sur le dernier cours, qui valorise le groupe 807 millions d’euros.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
PrésidentielleMarine Le Pen choisit le tribunal des urnes
Ni empêchée, ni réhabilitée, Marine Le Pen a décidé d’ouvrir une troisième voie pour se présenter à la présidentielle. Celle d’un pourvoi en cassation qui suspend sa peine, malgré le risque de se voir imposer un bracelet électronique début 2027 -
Mauvaise piocheMarine Le Pen candidate : scénario noir pour les héritiers du macronisme
Edouard Philippe et Gabriel Attal ont vite réagi, le 7 juillet, pour contrer la candidate qui les menace le plus. Ils estiment Marine Le Pen plus difficile à battre que Jordan Bardella -
EditorialMarine Le Pen candidate : les juges et la politique, troisième round
C’est une leçon pour l’avenir : le pouvoir des juges doit s’arrêter là où la liberté démocratique est menacée