Volkswagen approuve 50.000 suppressions de postes supplémentaires

Le géant allemand de l’automobile a annoncé une transformation massive, la plus importante de son histoire, pour faire face aux difficultés du secteur et à la concurrence chinoise.
VW volkswagen Oliver Blume  CEO Volkswagen Group
Le président du directoire de Volkswagen, Oliver Blume  -  photo VW

Le conseil de surveillance de Volkswagen a approuvé jeudi un plan de transformation prévoyant la suppression de 50.000 emplois supplémentaires, dans le but de faire face à la hausse des droits de douane, à des surcapacités de production et à l’offensive de concurrents chinois agressifs.

Ce plan, la restructuration la plus vaste des 89 ans d’histoire de Volkswagen, prévoit l’examen de solutions alternatives pour quatre usines allemandes qui se retrouveront à terme privées de modèles au cours de la prochaine décennie.

Il écarte également un affrontement majeur avec les syndicats en repoussant l’hypothèse d’une assemblée générale extraordinaire, un scénario envisagé par la direction pour imposer ses projets face aux représentants du personnel et au deuxième actionnaire du constructeur, le Land de Basse-Saxe.

Organisation simplifiée

L’accord permettra de simplifier la structure conglomérale de Volkswagen et de limiter l’influence du conseil de surveillance du groupe - au sein duquel les syndicats et la Basse-Saxe détiennent la majorité - sur les décisions stratégiques.

«C’est un signal fort pour l’avenir du groupe Volkswagen. Nous assumons nos responsabilités envers l’ensemble de notre personnel, nos partenaires et les emplois industriels à travers le monde», a déclaré le président du directoire, Oliver Blume, dans un communiqué.

L’analyste du secteur automobile Ferdinand Dudenhöffer a estimé que les dix prochains mois seraient consacrés à des discussions sur l’avenir des usines Volkswagen d’Emden, de Zwickau, de Neckarsulm et de Hanovre, toutes confrontées à un arrêt progressif de leur production à partir de 2031.

L’accord intervient au terme de semaines de négociations tendues opposant le directoire et l’actionnaire majoritaire Porsche SE aux syndicats et à la Basse-Saxe, le projet de scission des activités de voitures particulières et de composants de Volkswagen n'étant désormais plus évoqué.

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Pris en étau

«Un certain calme revient, mais on est loin de la «paix». En politique, on qualifierait cela de «cessez-le-feu». C’est une bonne chose, car l’accent peut désormais être mis sur l’activité économique», a souligné Ferdinand Dudenhöffer.

Ce «Plan d’avenir» intervient alors que Volkswagen subit des pressions de toutes parts, pris en étau entre les droits de douane américains à l’importation et l’atonie du marché chinois, premier marché automobile mondial et autrefois vache à lait du groupe.

Volkswagen a déclaré qu’un «nouvel ajustement fondamental des capacités globales de main-d'œuvre» était nécessaire, précisant que cela inclurait une réduction d’environ 50.000 postes dans le monde - venant s’ajouter aux 50.000 suppressions déjà engagées.

L’entreprise n’a pas fourni d’autres précisions quant au calendrier de ces réductions d’effectifs ni sur la manière dont les coupes seront réparties entre ses marques et ses régions.

(Avec Reuters)

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