Vivarte touche finalement au but sur son plan de conversion de dette
Vivarte vers un nouveau départ. Le distributeur de produits textiles et de chaussures a selon Reuters, qui cite une source proche du groupe, obtenu l’accord de 95% de ses créanciers sur son plan de conversion de dette en capital. Le groupe espère ainsi pouvoir boucler sa restructuration dans les jours qui viennent.
Plombé par une dette de 2,8 milliards d’euros, le propriétaire de La Halle aux Vêtements, Naf Naf, Kookaï ou André, a proposé à ses 170 créanciers un effacement de dette de quelque 2 milliards par le biais de la conversion de leurs créances en capital, les prêteurs devenant les actionnaires de l’entreprise. Vivarte avait annoncé début juin être parvenu à un accord avec une douzaine de ses créanciers détenant plus de la moitié de sa dette.
Du côté des actionnaires actuels, qui ne prennent pas part au vote mais qui doivent renoncer à leur droit au capital, les fonds Charterhouse (60% du capital), Chequers et Sagard (environ 8% chacun) n’ont pas exprimé d’opposition à ce plan. Mais l’ancienne direction, détentrice de 18% du capital, dont environ 9% pour son ancien PDG Georges Plassat parti diriger Carrefour, s’y oppose, souligne Reuters de source proche du dossier, confirmant une information du Monde.
Une autre source citée par Reuters précise pourtant que si l’ancienne équipe dirigeante est «consternée» par l'évolution des résultats de l’entreprise, elle «n’handicaperait en aucun cas les possibilités pour Vivarte de repartir avec un bilan assaini».
Les ventes de Vivarte ont reculé en 2012-2013, aux environs de 2,8 milliards d’euros, contre 3,0 milliards un an plus tôt et son excédent brut d’exploitation (Ebitda) a été divisé par près de deux en 2 ans à moins de 300 millions d’euros. Distancé par les géants de la mode comme Zara ou H&M, le groupe dit avoir souffert d’un sous-investissement massif mais veut repasser à l’offensive à l’heure où le britannique Primark s’installe en France.
Son PDG Marc Lelandais a engagé un plan de transformation pour lequel il réclame aussi à ses créanciers une injection de 500 millions d’euros d’argent frais afin de pouvoir investir dans son parc de magasins. Ce plan sur cinq ans passe notamment par une refonte de l’offre des marques et par la relance de la Halle.
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