Verallia s’apprête à mettre en place un crédit syndiqué de 2,2 milliards d’euros
En déposant la semaine dernière son document de base en vue de son entrée en Bourse, Verallia a aussi dévoilé son programme de financement.
A l’exception de l’endettement externe, de 113 millions d’euros fin 2010, la maison-mère de Verallia, Saint-Gobain, assurera l’intégralité du financement de sa filiale, à hauteur d’un maximum de 2,2 milliards d’euros. Cet accord de crédit prévoit : une tranche A de 800 millions d’euros, d’une maturité de trois ans; une tranche B de 800 millions d’euros, d’une maturité initiale de trois ans pouvant être prolongée deux fois d’un an sous réserve de l’accord de Saint-Gobain, juste avant les premier et deuxième anniversaires de la facilité; un crédit renouvelable de 600 millions d’euros d’une maturité de cinq ans «afin d’assurer une marge raisonnable permettant de financer les besoins en fonds de roulement [BFR] et autres besoins à court terme», BFR financé jusqu’ici par Saint-Gobain. Or fin 2010, le BFR d’exploitation de Verallia se montait à 442 millions d’euros, soit 12,4% du chiffre d’affaires.
Toutefois, Saint-Gobain se réserve la possibilité de demander son remboursement «à tout moment» dès qu’il passera sous le seuil de 50% du capital ou des droits de vote de sa filiale emballages. Pour l’heure, la maison-mère de Verallia assure qu’elle demeurera majoritaire, au moins dans un premier temps.
Néanmoins, avant son entrée en Bourse, Verallia mettra en place un crédit syndiqué externe, auprès de plusieurs établissements financiers internationaux, structuré de la même manière que le financement intragroupe, mais sans faculté de remboursement à tout moment. Des détails supplémentaires seront apportés dans la note d’opération.
Le coût de financement de la dette est estimé à environ 4% par an. Pour 2011, Verallia anticipe une charge de 50 millions d’euros. Le fait de se financer au départ auprès de Saint-Gobain et non des banques sera neutre sur la charge financière de Verallia, puisque le coût total des financements (intragroupe et bancaire) sera «similaire» au coût qu’aurait supporté le groupe s’il s’était financé directement auprès des banques.
Ce financement est destiné à couvrir un endettement net évalué à 1,8 milliard d’euros lors de la cotation, contre 300 millions fin 2010. Une évolution qui s’explique par la redéfinition du périmètre de Verallia.
Sur la base de cette structure financière, Moody’s a attribué une note «Baa3» et S&P une note «BBB-».
Plus d'articles du même thème
-
Amarris muscle son bilan pour poursuivre la consolidation en s'émancipant des plateformes techs
Moins d'un an après l'entrée de Naxicap Partners à son capital, le groupe mariligérien lève 39 millions d'euros supplémentaires pour poursuivre sa stratégie de croissance externe sur le marché de l'expertise comptable. -
Les marchés de capitaux s’orientent vers un millésime 2026 hors norme
Les Etats-Unis, alimentés par les cotations et des levées de fonds historiques dopées à la tech, dominent plus que jamais le marché mondial des capitaux qui progresse de 62 % à 610 milliards d’euros. En Europe, les IPO peinent à transformer l’essai. Les convertibles signent leur résurrection. -
L’Asie accélère sa transition pour sortir de la dépendance énergétique
La crise d’Ormuz a révélé l’étendue de la dépendance des pays asiatiques aux fournisseurs d’hydrocarbures du Golfe. Elle leur donne de nouveaux arguments pour accélérer leurs stratégies de diversification et d’autonomie, selon l’AIE.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Arroseur arroséMineurs en prison : Gérald Darmanin à son tour mis en cause pour son « incurie »
Malgré un amendement déposé in extremis, le garde des Sceaux doit assumer un vide juridique dangereux -
Tendance de fondComment le vieillissement de la population va (encore) déprimer la productivité
Le Conseil national de la productivité alerte sur la baisse de la productivité provoquée par l'augmentation du nombre de seniors dans la population active -
TribuneLe conseil d’administration, boussole du progrès – par Bertrand Boisselier
Dans un contexte d’incertitudes inédites, les conseils d’administration vacillent entre contrôle anxieux et horizons inexplorés, questionnant leur rôle face au progrès véritable et à l’avenir qu’ils choisissent de tracer