Veolia donne la priorité à l’amélioration de sa profitabilité
Affecté l’an dernier par une conjoncture particulièrement difficile pour son pôle propreté, Veolia met l’accent cette année sur la génération de cash flow et le redressement de la rentabilité du groupe, en misant sur la croissance organique, sans augmenter la dette. Le groupe se fixe des ratios plus exigeants pour ses nouveaux contrats: un taux de rentabilité interne (TRI) supérieur au coût moyen pondéré du capital (Wacc) + 3%, un retour sur capitaux investis (Roce) supérieur au Wacc dès la fin d’année 3, et une rentabilisation (payback) inférieure à 7 ans.
En effet, le Roce du groupe s’est fortement dégradé ces deux dernières années (voir graphe). Sur un horizon de 3 à 5 ans, Veolia veut retrouver un niveau de Roce de 10% (9% si la conjoncture ne s’améliore pas), pérenniser son programme de réduction de coûts de 250 millions d’euros par an, redresser les récentes acquisitions en Allemagne et en Italie dans la propreté, et poursuivre son programme de cessions d’actifs pour 1 milliard d’euros en moyenne chaque année (actifs matures et non stratégiques). Veolia compte ainsi enregistrer une hausse moyenne annuelle de 6 à 8% de son résultat opérationnel courant en temps de conjoncture normale, et de 4 à 5% dans le contexte actuel. Or, Veolia mise sur une stabilité économique en 2010 par rapport au second semestre 2009.
Par ailleurs, dans le cadre du projet de rapprochement entre Veolia Transport et Transdev, Veolia espère obtenir le feu vert des autorités de la concurrence au plus tôt en septembre 2010, mais seulement en fin d’année en cas de demandes supplémentaires, soit une introduction en Bourse début 2011. Veolia conserverait autour de 42% du capital.
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