Veolia devra réaliser rapidement son programme de cession d’actifs
Début d’année en fanfare pour Veolia Environnement. Le groupe rebondissait hier de 5,5% à 8,93 euros – après avoir cédé 64% en 2011, plus forte baisse du CAC 40 – à l’annonce des noms de possibles candidats à la reprise de ses activités d’eau régulée au Royaume-Uni.
Selon le Sunday Times, quatre acquéreurs potentiels seraient sur les rangs: Allianz, le fonds de pension canadien Borealis, et les japonais Itochu et Marubeni. Veolia s’est refusé à commenter ces rumeurs, et à dévoiler le nom de la banque d’affaires, qui doit être prochainement chargée de cette cession.
Cette activité, entrée dans le groupe à la fin des années 80 lors de la privatisation du secteur en Grande-Bretagne, a dégagé en 2010 plus de 300 millions d’euros de revenus, pour près d’un milliard d’euros de capitaux employés. Elle est valorisée jusqu’à 1,2 milliard de livres (1,4 milliard d’euros). Déjà début décembre, Oddo tablait sur une prime «d’au moins 20% sur la valeur réglementaire de 840 millions de livres, soit presque 1,2 milliard d’euro et un multiple d’Ebit de presque 20».
Le 6 décembre, lors de la présentation de son plan de transformation, Veolia a annoncé un programme de cessions d’actifs de 5 milliards d’euros sur 2012-2013. La cession de l’eau régulée au Royaume-Uni, des déchets solides aux Etats-Unis, de la part de 50% dans Veolia Transdev et de certains actifs industriels devrait générer «environ 4,6 milliards d’euros, estime Raymond James. Les 400 millions restants pourrait provenir de la vente d’actifs non stratégiques, comme l’énergie en Italie». Pour le bureau d’analyse, l’ensemble de ces cessions devrait avoir un impact dilutif d’environ 100 millions d’euros sur le bénéfice net.
Toutefois, les «risques d’exécution sur le programme de cessions sont loin d’être nuls», prévient Oddo. Pour les déchets solides, le bureau d’analyse estime «difficile d’imaginer un prix de cession dépassant significativement 1 milliard d’euros». Quant à la participation de 50% dans Veolia Transdev, Oddo la valorise, au maximum, à 1,6 milliard d’euros en valeur d’entreprise.
«Il y aurait un potentiel de hausse pour l’action, si le groupe parvient à vendre l’eau régulée au Royaume-Uni et les déchets aux Etats-Unis à un prix raisonnable dans les six mois», conclut Raymond James, qui attend par ailleurs une dépréciation d’environ 500 millions d’euros (1 euro par action) sur Veolia Transdev dans les comptes 2011.
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