Vector Capital muscle son offre sur Technicolor
Dans la bataille pour le contrôle de Technicolor, Vector Capital veut donner l’estocade. A une semaine d’une assemblée générale décisive, le fonds basé à San Francisco a dévoilé hier soir une offre améliorée. «Afin de confirmer son intérêt pour Technicolor et de réaffirmer sa volonté de proposer une offre encore plus favorable à la société et à ses actionnaires», il a décidé de porter de 1,90 à 2 euros le prix de souscription de l’augmentation de capital réservée. «Tous les autres termes de l’offre initiale demeurent inchangés», souligne le fonds.
«L’offre améliorée de Vector Capital prévoit un montant d’augmentation de capital réservée plus réduit et un montant d’augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription plus important, ce qui diminue la dilution de 28,3% pour les actionnaires actuels de Technicolor», poursuit-il encore. Le fonds, qui a fait ses calculs, précise que sur la base d’une souscription à 100% par l’ensemble des actionnaires à l’augmentation de capital avec DPS, le produit d'émission perçu par Technicolor s'élèverait à 191,1 millions d’euros, contre 157,6 millions d’euros pour JPMorgan. Il doit permettre d’alléger une dette qui atteignait 957 millions d’euros fin 2011.
La partie semble bien mal engagée pour la banque américaine, qui n’a toujours pas vu le prospectus de son offre initiale recevoir le visa de l’Autorité des marchés financiers. Technicolor, qui s’est engagé contractuellement à soutenir l’offre de JPMorgan, n’a pas réagi hier soir à l’offre améliorée de Vector Capital.
Le conseil d’administration du groupe de services pour le cinéma et la télévision avait rejeté une proposition plus généreuse de JPMorgan en raison de deux conditions jugées inacceptables : une clause d’exclusivité et une indemnité de rupture. Une manœuvre qui visait à compliquer une éventuelle surenchère de Vector Capital.
Ce dernier, qui assure vouloir être là pour le long terme, s’est acheté hier une marge de sécurité supplémentaire face à l’offre de JPMorgan. Mieux-disante sur le papier, sa proposition avait déjà reçu dans sa version initiale le cachet des sociétés de conseil aux actionnaires ISS, Glass Lewis et Proxinvest.
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