Une solide croissance organique à fin mars incite Nestlé à rester optimiste
Avec une croissance organique de son activité de 6,4% au premier trimestre, Nestlé a largement dépassé les anticipations du consensus qui tablait sur une progression de cet indicateur de 5,7% sur la période. L’effet volume atteint 4,9% contre un impact positif de 1,5% pour l’effet prix. Le chiffre d’affaires consolidé publié ressort à 20,3 milliards de francs suisses (15,7 milliards d’euros) contre 22,3 milliards de francs un an plus tôt, «pénalisé à hauteur de 5,9% par les cessions réalisées (essentiellement Alcon) et par un effet de change négatif de 9,8%», souligne le groupe.
La croissance organique s’élève à 3,9% en Europe, 4,3% sur le continent américain grâce à l’Amérique latine, et de 13,8% dans la zone Asie-Océanie-Afrique soutenue par l’Asie émergente et le Japon. Le groupe indique avoir «gagné des parts de marché dans les trois régions». Analyste chez Bryan Garnier, Deborah Aitken estime que «les chiffres sont décents, avec une croissance organique supérieure au consensus» et que «l’Europe montre une amélioration digne d'être mentionnée». La division eaux minérales affiche une croissance organique de 4,4%. Nestlé Nutrition a progressé de 8,9% contre +10,8% pour les autres activités comprenant essentiellement les ventes aux professionnels et celles de Nespresso. Globalement «la croissance organique s’est élevée à 3% dans les pays développés et à 13% dans les émergents».
Le directeur général Paul Bulcke indique que Nestlé va «poursuivre ses investissements, particulièrement dans la R&D et le marketing aval». La hausse du cours des matières premières aura un impact compris entre 2,5 et 3 milliards de francs sur ses coûts d’exploitation. La bonne orientation de son activité combinée à une plus grande efficacité opérationnelle permet cependant au groupe de confirmer pour 2011 «une croissance organique de 5 à 6%, accompagnée d’une amélioration de la marge d’exploitation en monnaies constantes».
Nestlé a précisé qu’il dévoilerait un nouveau programme de rachat de titres à l’issue de son actuel programme d’un volume de 10 milliards de francs suisses. Aurel BGC estime cependant que «l’impact change constitue un sérieux frein à la progression des résultats 2011 dans l’absolu», avec en outre une «base de comparaison [qui] sera plus difficile au fil des prochains trimestres».
Plus d'articles du même thème
-
Les banquiers centraux ne veulent plus donner d’indications prospectives
Le principal panel du Forum de Sintra 2026 a tout de même été l’occasion pour Christine Lagarde (BCE) comme pour Kevin Warsh (Fed) de reconnaître un recul des anticipations d’inflation depuis leurs dernières réunions monétaires. Sans pour autant faire bouger les anticipations de hausses de taux. -
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar. -
Google est condamné à payer près de 2 milliards de dollars à Klarna
La justice suédoise estime que Google a, pendant de nombreuses années, abusé de sa position dominante sur le marché de la recherche en ligne. Le groupe pourrait faire appel de cette décision.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français