Une fraude dans une filiale de Puma contraint PPR à ajuster ses comptes
La Grèce fait à nouveau parler d’elle. Il ne s’agit pas cette fois de ses errements budgétaires mais des malversations opérées dans une société locale, filiale de Puma. Le groupe allemand a annoncé hier avoir découvert des «irrégularités» chez Puma Hellas, une coentreprise dans laquelle deux investisseurs locaux (deux frères) détiennent 30%. Selon un audit indépendant, les partenaires locaux sont suspectés de fraudes commises avec des membres du management local.
Ces actes étant antérieurs à 2010, «Puma devra retraiter ses comptes de l’année précédente conformément à la norme IAS 8, ce qui entrainera l’ajustement des chiffres 2009 comparables dans le rapport financier de 2010», précise l’allemand. Au total, il estime que l’écriture (sans effet sur le cash) ne devrait pas excéder 115 millions d’euros avant impôts.
Mais cette affaire aura aussi quelques répercussions sur 2010. Les résultats de l’année en cours en pâtiront à hauteur de 15 millions d’euros environ. Sans compter que ces irrégularités et la situation actuelle du marché grec vont conduire Puma à accentuer sa restructuration dans le pays, pour un coût là aussi de 15 millions d’euros. La facture totale en 2010, comptabilisée sur le quatrième trimestre, devrait donc s’élever à 30 millions d’euros.
Si cette mésaventure est dommageable pour Puma, elle l’est aussi pour son actionnaire majoritaire PPR. Ainsi, «les comptes consolidés du groupe PPR seront retraités à hauteur de sa quote-part dans le capital de Puma AG», a précisé hier le groupe français, qui détient 65,1% de l’équipementier allemand. En conséquence, «les capitaux propres de PPR au 1er janvier 2010 devraient être retraités d’un montant maximal d’environ 70 millions d’euros», poursuit le communiqué. Une somme peu significative à l’échelle du groupe sachant qu’elle représente 0,6% des 11 milliards d’euros de capitaux propres affichés par PPR à l’issue du dernier exercice.
L’intéressé juge également «non significatif» l’impact de l’affaire sur son résultat net 2010 au vu des 20 millions d’euros en jeu. Proportionnellement, il devrait néanmoins être un peu plus élevé que sur les capitaux propres puisque ces 20 millions d’euros représenteraient environ 2% du consensus actuel de résultat, de 950 millions d’euros.
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