Un accord avec le chinois CIC contribuerait à alléger le bilan de GDF Suez
Lancé en début d’année, le projet d’ouverture du capital de la division exploration-production de GDF Suez est sur le point d’aboutir. Selon Les Echos, le groupe d’énergie devrait annoncer demain, lors de la publication de ses résultats semestriels, un accord avec le fonds souverain chinois China Investment Corporation (CIC). Celui-ci devrait acheter, d’ici à la fin de l’année, 30% du capital de la division. Le montant de la transaction s’élèverait à 3 milliards d’euros. GDF Suez et CIC n’ont pas souhaité faire de commentaire.
Annoncée en début d’année, cette opération d’ouverture du capital vise un double objectif. D’une part, permettre à GDF Suez de renforcer sa présence sur les grands projets énergétiques en Asie. Dans les activités pétrolières et gazières, qui nécessitent d’importants besoins en capitaux, GDF Suez est déjà présent dans quatorze pays, cinq en Europe (Royaume-Uni, Norvège, Pays-Bas, Allemagne et France), cinq en Afrique (Egypte, Libye, Algérie, Mauritanie et Côte d’Ivoire), quatre dans le reste du monde (Azerbaïdjan, Qatar, Etats-Unis et Indonésie). Mais il est absent des marchés chinois et indien. Or, le groupe a fait de l’exploration-production l’une des ses priorités pour les années à venir afin de «diversifier et de sécuriser son accès aux ressources» et de «bénéficier d’une plus grande part de la valeur ajoutée de la chaîne gazière». Il compte doubler à terme ses réserves prouvées et probables à 1,5 milliard de barils équivalent pétrole contre 815 millions au 31 décembre 2010.
D’autre part, la cession d’une partie de sa division d’exploration-production contribuerait à désendetter le groupe. Le rapprochement avec le britannique International Power a été essentiellement réalisé par apports de titres et d’actifs, mais il a tendu le bilan. A fin mars, la dette nette de GDF Suez s’établissait à 39,9 milliards d’euros, soit environ 2,2 fois l’ebitda (excédent brut d’exploitation) estimé pour 2011. Le groupe présidé par Gérard Mestrallet a ainsi prévu de vendre pour 10 milliards d’euros d’actifs sur la période 2011-2013. 1,1 milliard d’euros a été récupéré mi-juillet grâce à la vente de 25% du capital de GRT Gaz à un consortium réunissant CNP Assurances, CDC Infrastructure et la Caisse des dépôts. Le groupe a également vendu en juin, pour 772 millions d’euros, son réseau de distribution de gaz en Italie aux fonds d’infrastructure italien F2i et à Axa PE.
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