IPO de Delivery Hero à la Bourse de Francfort.
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Photo Deutsche Börse
Uber a lancé jeudi une offre publique d’achat sur Delivery Hero, qui valorise la société allemande de livraison de repas à 13 milliards d’euros, dans le cadre des efforts déployés par la société américaine de VTC pour étendre son réseau de livraison de repas à l'étranger.
Uber, qui a conditionné cette acquisition à un seuil d’acceptation minimum de 50% plus une action, proposera 41,50 euros en espèces par action, soit un prix légèrement supérieur à celui auquel la société avait augmenté ses participations dans Delivery Hero, fin mai.
L’acquisition de Delivery Hero permettrait d’étendre le réseau de livraison de repas d’Uber Eats en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique latine, mais susciterait également l’attention des autorités de la concurrence compte tenu du chevauchement des activités des deux entreprises.
L’action Delivery Hero a peu réagi à cette annonce. Elle perdait 0,9% peu après 10h à la Bourse de Francfort, à 37,8 euros.
Secteur de la livraison en concentration
Cette offre représente une prime d’environ 34% par rapport au cours moyen pondéré en fonction du volume de l’action Delivery Hero sur les trois mois précédant l’annonce du rachat, a indiqué la société.
Dans le cadre de cet accord, Delivery Hero a accepté de céder une partie de ses activités, couvrant 14 marchés, à la société d’investissement américaine SSW Partners pour environ 1,4 milliard d’euros.
Selon Uber, Prosus a accepté de céder sa participation d’un peu moins de 17% dans la société de livraison de repas. La filiale du groupe sud-africain Naspers était tenue par la Commission européenne de descendre sous le seuil des 10% d’ici la fin de l'été suite à son rachat de Just Eat Takeaway.com.
L’offre d’Uber s’inscrit dans un mouvement global de concentration du secteur de la livraison. En incluant les produits dérivés, l’entreprise détenait déjà une participation d’un peu moins de 37% dans Delivery Hero.
Le gestionnaire helvète, ancienne cible de Liontrust, pousse également pour la vente d'Impax Asset Management, dont BNP Paribas Asset Management est un des principaux actionnaires.
Le groupe japonais a proposé 7,5 milliards d’euros pour acquérir cette activité auprès du chimiste néerlandais. Mais celui-ci privilégie sa fusion avec l’américain Axalta.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
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