Toyota se garde bien pour l’heure de toute prévision financière annuelle
Alors que le groupe japonais semblait avoir soldé ses soucis de rappels massifs de véhicules, le violent séisme du 11 mars dernier a de nouveau fortement ébranlé Toyota. A tel point que le constructeur devrait rendre cette année à General Motors sa couronne mondiale en termes de production. Toyota pourrait même céder la seconde place à Volkswagen.
Ce thème du niveau de production, passée mais surtout à venir, a été hier le principal sujet d’intérêt des observateurs, au-delà de la publication de résultats trimestriels à fin mars fatalement piteux. Toyota est parvenu à rassurer dans un contexte de fortes perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Le président Akio Toyoda a en effet estimé que le groupe pourrait bien retrouver dès le mois prochain des capacités de production, au Japon et à l’étranger, équivalentes à 70% de celles envisagées avant le 11 mars, dans le cadre d’une reprise progressive qui pourrait s’échelonner jusqu’à la fin de l’année. La capacité actuelle de production représente la moitié de ce qui avait été prévu avant le séisme. D’ores et déjà l’analyste de Daiwa SB Investments, Koichi Ogawa, s’attend à une profonde remise en cause de la stratégie de production de Toyota à moyen terme face à la hausse des coûts de production au Japon. Le cabinet Advanced Research Japan estime que Toyota pourrait produire cette année moins de 6,5 millions de véhicules, contre 8,4 millions en 2010.
Le résultat d’exploitation du quatrième trimestre de l’exercice écoulé, au 31 mars dernier, a été divisé par deux, chutant de 51,6% à 46,1 milliards de yens (397 millions d’euros). Le consensus Reuters misait sur une stabilité de ce résultat. Le résultat net a chuté de 77% à 25,4 milliards.
Toyota reconnaît que l’exercice en cours s’annonce difficile, et s’abstient pour l’instant de toute prévision financière chiffrée. Sur ce chapitre également, le président Akio Toyoda s’est voulu rassurant en espérant pouvoir fournir une prévision de résultats annuels d’ici à mi-juin. Les analystes semblaient quoi qu’il en soit confiants quant à la capacité de Toyota de regagner les parts de marché récemment perdues, particulièrement au bénéfice des concurrents sud-coréens, dès lors que la chaîne de production sera remise en parfait ordre de marche.
Plus d'articles du même thème
-
Indosuez Wealth Management créé une nouvelle direction dédiée aux clients les plus fortunés
Gonzague de La Rochethulon devient directeur du développement des segments ultra high net worth (UHNW) et high net worth (HNW). -
Abivax veut lever 600 millions de dollars aux Etats-Unis
La biotech a demandé la suspension de la cotation de son titre à Paris en raison du lancement d'une augmentation de capital via l'émission de nouveaux certificats de dépôt aux Etats-Unis. -
Ipsen dévoile une nouvelle acquisition
Le laboratoire a annoncé l'acquisition de la société biopharmaceutique suisse Memo Therapeutics pour au moins 200 millions d'euros deux jours après une autre opération.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Friction et restrictionsCommerce : les Européens sur une étroite ligne de crête face à la Chine
L’Union européenne tente à la fois de réamorcer le dialogue avec Pékin, tout en mettant en œuvre des mesures de défense commerciale -
EXCLUSIF ContorsionsEncadrement des loyers : la mairie de Paris met la pression sur les agents immobiliers
Les services de la mairie ont envoyé un courrier aux professionnels pour leur rappeler les règles de fixation des loyers. Ce n'est pourtant pas eux qui y dérogent le plus -
Présidentielle : Jordan Bardella au défi de l'exposition
Une étude de la Fondation Jean-Jaurès révèle combien le président du RN bénéficie d'une image souple, qui s'adapte à celui qui la regarde. Une force qui peut aussi se transformer en faiblesse