Toyota relève son objectif de résultat annuel en dépit de la Chine
Toyota continue de panser ses plaies. Ebranlé par la catastrophe naturelle ayant frappé le Japon en mars 2011, le constructeur automobile est désormais en route pour retrouver sa couronne de numéro un mondial en termes de volumes écoulés, une position conquise sur les neuf premiers mois de l’année après que Toyota l’a abandonné l’an dernier au profit de l’américain General Motors.
Une seule ombre, de taille, vient ternir le tableau du dynamisme commercial dont bénéficie Toyota. Il s’agit des ventes en Chine, le plus important marché au monde, sur lequel certes Toyota réalise une part de son activité limitée à 12% contre 20% et 27% pour Honda et Nissan. Comme ses concurrents et nombre de groupes japonais, Toyota y pâtit d’une crise diplomatique basée sur la souveraineté disputée des îles Senkaku. Toyota a chiffré à 200.000 véhicules l’impact négatif de cette défiance des consommateurs chinois sur le semestre en cours (d’octobre à mars), contre des ventes totales de 900.000 unités sur l’exercice écoulé. Un document interne consulté par Bloomberg mise sur un retour à la normale pour les ventes chinoises à l’été prochain seulement. Ailleurs en Asie, les ventes progressent.
Tout comme aux Etats-Unis, où le rythme de progression sur deux mois en 2012 a atteint 30%, plus du double de celui du marché. Toyota se distingue également sur son marché domestique, avec des volumes écoulés en hausse de 20% sur le trimestre et un résultat opérationnel positif pour la troisième période consécutive après huit trimestres de pertes. En Europe, enfin, le constructeur japonais fait également mieux que le marché en berne, avec des ventes en hausse de 13% sur le trimestre.
Une progression du résultat d’exploitation sur chacune des quatre zones d’activité, et particulièrement au Japon, a ainsi permis à Toyota de tripler cet indicateur sur le trimestre écoulé, à 257,9 milliards de yens (2,5 milliards d’euros).
De quoi relever, prudemment encore, les ambitions annuelles, de 1.000 à 1.050 milliards pour le bénéfice opérationnel et de 760 à 780 milliards pour le résultat net. Cela pour un ajustement à la marge des taux de change moyens attendus sur l’exercice (-1 yen tant pour le dollar que pour l’euro à respectivement 79 et 100) et en dépit d’une révision en baisse de l’objectif de chiffre d’affaires (de 22.000 à 21.300 milliards de yens).
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