ThyssenKrupp n’a pas l’intention de jeter l’éponge sur le continent américain
ThyssenKrupp ne quittera pas le continent américain. C’est l’un des messages clés émis par le sidérurgiste allemand à l’occasion de son assemblée générale vendredi. Steel Americas, la division qui gère les aciéries nouvelles au Brésil et aux Etats-Unis, sera à nouveau en dessous de son seuil de rentabilité opérationnelle entre octobre et décembre 2011, premier trimestre de l’exercice en cours. Une baisse des charges de restructuration afférentes n’est d’ailleurs pas attendue avant l’été prochain.
Mais contrairement aux informations publiées par l’hebdomadaire allemand Manager Magazin, le président du directoire Heinrich Hiesinger ne souhaite pas à ce stade engager un processus de cession de ces activités, se disant «convaincu que la zone Amériques dispose de bonnes perspectives» à moyen terme.
Le déstockage opéré par la clientèle conduit par ailleurs à une baisse des livraisons et des prix, avec un effet négatif sur la rentabilité du groupe. En conséquence, Heinrich Hiesinger table sur «un repli significatif» en rythme annuel du bénéfice d’exploitation entre octobre et décembre 2011.
De ce côté-ci de l’Atlantique, il entrevoit «des signes encourageants sur les prix du marché spot pour les prises de commandes en janvier», ajoutant qu’en dépit des difficultés du moment, il reste persuadé que le groupe a les atouts nécessaires pour se différencier de la concurrence. Mais il souligne que «la seule façon de démultiplier ce potentiel est de réussir l’augmentation de la production commerciale de [ses] sites au Brésil ainsi qu’aux Etats-Unis et d’y optimiser [ses] coûts».
Par type d’activités, la division matériaux, qui regroupe la sidérurgie en Europe et en Amérique, ainsi que le négoce, a connu un démarrage difficile au premier trimestre. En revanche, la division technologies, qui construit des sous-marins, des usines clé en mai, des ascenseurs et des composants automobiles, contribue positivement aux résultats sur la période. «Toutes les options restent ouvertes» pour les aciers inoxydables dont le groupe entend se désengager.
La proposition d’un dividende stable de 0,45 euro par action et l’exclusion réitérée de toute augmentation de capital ont permis à l’action de gagner 1% à 21,2 euros en clôture à Francfort.
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