ThyssenKrupp est tout près de toucher son premier bénéfice depuis 2011
ThyssenKrupp commence à entrevoir la lumière. Le sidérurgiste allemand n’exclut pas de renouer avec les bénéfices cette année, après trois exercices consécutifs dans le rouge qui l’ont vu accumuler plus de 7 milliards d’euros de pertes nettes. «Pour la première fois en trois ans, ThyssenKrupp pense parvenir au point mort, voire à dégager un résultat net légèrement positif», a déclaré jeudi le groupe allemand, encouragé par un troisième trimestre meilleur que prévu. Il a dégagé un bénéfice net trimestriel symbolique de 39 millions d’euros contre 395 millions de perte l’an dernier à pareille époque. Le consensus des analystes donne pour l’instant un bénéfice net de 390 millions d’euros pour l’exercice 2013-2014 qui se terminera le 30 septembre prochain. ThyssenKrupp a précisé prévoir un bénéfice d’exploitation ajusté deux fois supérieur à celui de 586 millions d’euros réalisé sur 2012-2013. Il évoquait auparavant un Ebit ajusté pratiquement doublé.
Il s’agit du deuxième trimestre bénéficiaire d’affilée pour le groupe allemand. «Notre stratégie fonctionne et nos décisions opérationnelles payent», s’est félicité Heinrich Hiesinger, qui n’avait pas eu l’occasion de se réjouir depuis son arrivée à la présidence du directoire du groupe il y a 3 ans. Entre les pertes cumulées, les cessions d’actifs, la suspension du dividende et l’augmentation de capital réalisée fin 2013, la valeur boursière de ThyssenKrupp a chuté de moitié depuis la mi-2011. Elle était de 12 milliards d’euros en fin de semaine dernière.
Principal élément de satisfaction: la filiale Steel Americas, en grande partie à l’origine des difficultés du sidérurgiste, a dégagé son premier bénéfice d’exploitation trimestriel (16 millions d’euros). Le groupe a vendu l’usine américaine de cette division à Arcelor Mittal mais a dû conserver son unité brésilienne, faute d’acheteur en raison de ses pertes chroniques. Or, entre avril et juin, cette division a enregistré un retour inattendu à la rentabilité opérationnelle, à hauteur de 16 millions d’euros, de quoi réduire à 27 millions d’euros la perte de cette activité après 9 mois d’exercice. L’an dernier, à pareille époque, le périmètre actuel de Steel Americas avait essuyé près de 270 millions d’euros de pertes opérationnelles.
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