Telefonica songe à mettre en Bourse ses activités latino-américaines avant fin juin 2013
Avec une note de crédit (BBB) placée par l’agence S&P seulement un cran au-dessus de la catégorie spéculative et sous surveillance négative, Telefonica doit faire feu de tout bois pour réduire le niveau de son endettement. L’opérateur télécoms s’apprêterait ainsi à regrouper l’ensemble de ses activités en Amérique latine au sein d’une holding, ce qui faciliterait la mise en Bourse de cette nouvelle entité «au premier semestre 2013», croit savoir Expansion. Le journal espagnol précise que la cotation de cette holding se ferait sans doute à New York.
L’intérêt d’une monétisation de ces actifs s’explique par le fait que la crise économique en Espagne a considérablement amoindri la contribution des activités domestiques dans le modèle de Telefonica depuis trois ans. Lors de la publication de ses résultats à fin septembre, l’opérateur relevait que «les revenus dégagés en Amérique latine dépassent pour la première fois le poids des revenus tirés des opérations en Europe et représentent déjà 49% du chiffre d’affaires total du groupe». Ce chiffre d’affaires affichait sur 9 mois une légère baisse de 0,3% à 46,519 milliards d’euros. «Aussi bien l’Amérique latine (+5,9%) que les données mobiles (+14,2%) continuent à être les leviers de croissance du groupe», ajoutait le groupe espagnol.
A court terme, la mise en Bourse de sa filiale mobile allemande (O2) et les différentes cessions d’actifs réalisées (mâts de transmission mobile, centres d’appels, participation dans China Unicom…) permettent à Telefonica de conserver un niveau de liquidité adéquat. Si l’on tient compte de la suspension de son dividende annoncée l’été dernier, le groupe a de meilleures chances de parvenir à son objectif d’un ratio de dette nette sur excédent brut d’exploitation inférieur à 2,35 fois au 31 décembre prochain.
Mais ses besoins de refinancement d’ici fin 2015 représentent plus de 26% de sa valeur d’entreprise, ce qui constitue «un record parmi les grands opérateurs d’Europe occidentale», selon les analystes de Jefferies. Une opinion partagée par S&P, qui considère comme une menace importante «les échéances de dettes importantes du groupe combinées aux difficultés des marchés des capitaux sur la dette souveraine».
Plus d'articles du même thème
-
Pour trouver l'exposition des entreprises au pétrole, cherchez leurs émissions de CO2
La flambée du cours de l'or noir ne pénalise pas toutes les entreprises de la même manière. Dans cette tribune, Vincent Auriac, président d'Axylia, suggère de s'intéresser à leurs émissions carbone pour trouver leur dépendance au pétrole. -
«Nous ne voyons pas d’effets de second tour susceptibles de justifier des hausses de taux»
Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. -
Roundhill met au point un ETF pour protéger les portefeuilles face à l’IA
Le fonds, à gestion passive, réplique l’indice Akros U.S. Heavy Assets Low Obsolescence, sélectionnant 100 sociétés américaines à forts actifs physiques
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Printemps franco-algérienDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran