Telecom Italia va racheter 500 millions d’euros de dette obligataire

L’opération, qui prévoit le rachat partiel de 4 souches à maturité 2013 et 2014, devrait être bouclée le 17 juillet
Yves-Marc Le Reour

Telecom Italia a lancé vendredi dernier un rachat de dette obligataire d’environ 500 millions d’euros réparti sur plusieurs souches. Montée par BNP Paribas, Citigroup et Merrill Lynch, l’opération prévoit le rachat prioritaire d’obligations à maturité janvier 2014 (500 millions d’euros). Sont ensuite concernées des souches à échéance juillet 2013 (500 millions), mars 2013 (645 millions) et enfin mai 2014 (673 millions).

Telecom Italia a précisé qu’il se réservait «le droit de changer de manière discrétionnaire le montant maximum de l’opération à la hausse ou à la baisse», son intention n’étant pas de racheter la totalité des titres en circulation qui correspondrait à un montant agrégé de 2,3 milliards d’euros. Motivée par le souci d’optimiser sa structure de bilan, cette initiative vise également à «fournir de la liquidité aux détenteurs des souches obligataires rachetées», ajoute l’opérateur de télécoms historique.

Les porteurs obligataires ont jusqu’au 12 juillet pour présenter leurs titres à l’offre pour un montant minimal de 50.000 euros pour chaque souche. La fixation du prix de rachat est attendue le 13 juillet, la date de règlement étant prévue le 17 juillet.

Après avoir réduit sa dette nette de 1,2 milliard d’euros à 30,8 milliards d’euros en 2011, le groupe italien avait indiqué en début d’année vouloir accélérer ce rythme, en diminuant sa dette de 3,3 milliards supplémentaires à l’horizon décembre 2012. Il a certes démenti le mois dernier vouloir procéder à la cession de son réseau fixe dont la valeur pourrait atteindre 15 milliards d’euros, mais les analystes de Goldman Sachs estiment que «l’opérateur transalpin, à l’image d’autres opérateurs d’Europe du Sud, aura encore des efforts à faire pour que son niveau d’endettement revienne dans la moyenne du secteur européen des télécoms d’ici à 2014».

Le respect de son plan de désendettement est d’autant plus important que sa note à long terme (Baa2 chez Moody’s, BBB chez Standard & Poor’s et Fitch) est toujours placée sous perspective négative par les trois agences de crédit. Alors que Telecom Italia doit publier ses résultats semestriels le 1er août, les analystes d’Exane sont pour leur part plus optimistes en tablant sur «un chiffre d’affaires meilleur que prévu qui devrait permettre de stabiliser la note de crédit du groupe sans compromettre sa politique de dividende». L’action a terminé hier en hausse de près de 4% à 0,75 euro.

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