Telecom Italia n’exclut aucune piste au Brésil mais ne fera pas de folie
Au lendemain de l’annonce de l’offre d’achat de Telefonica sur l’opérateur brésilien GVT, filiale de Vivendi, pour 6,7 milliards d’euros, Telecom Italia a assuré hier poursuivre «l'évaluation approfondie» de ses options stratégiques au Brésil, en soulignant l’importance de ce marché où il réalise près d’un tiers de ses ventes. Le principal objectif d’une fusion dans ce pays serait pour lui de se renforcer dans le haut débit, la spécialité justement de GVT. Cependant, selon Marco Patuano, l’administrateur délégué de l’opérateur italien, le groupe n’a pas l’intention de se lancer dans des «offres exagérées», notamment à cause de son lourd endettement et de la nécessaire modernisation de ses réseaux, forcément coûteuse.
«Nous gardons ouvertes toutes les possibilités, mais nous ne sommes pas intéressés par quelque chose qui soit irrationnel», a-t-il expliqué aux analystes financiers lors de la présentation des résultats semestriels hier. Il également déclaré que TIM Brasil était un actif stratégique mais qu’il pouvait toujours être vendu pour un bon prix. Si Telefonica parvenait à ses fins en prenant le contrôle de GVT, TIM Brasil se retrouverait en mauvaise posture en devenant le seul opérateur mobile brésilien dépourvu d’une présence solide dans le haut débit. Ce qui pourrait le conduire à s’adosser.
Côté résultat, Telecom Italia est repassé dans le vert au premier semestre 2014 avec un bénéfice net consolidé de 543 millions d’euros, contre une perte nette de 1,4 milliard l’an passé à la même époque après diverses dépréciations. L’Ebitda a en revanche reculé de 7,6% sur un an au premier semestre à 4,3 milliards d’euros du fait de l’atonie du marché des télécoms transalpins, mais aussi de l'érosion de la croissance de sa filiale TIM au Brésil. Egalement pénalisé par la dépréciation du réal, le chiffre d’affaires a de son côté reculé de 11,2% à 10,6 milliards d’euros. Telecom Italia espère renouer avec la croissance et améliorer ses résultats cette année grâce à une politique de réduction de coûts.
Plus d'articles du même thème
-
Plus que jamais confiant dans le potentiel des logiciels, Hg monte au capital de son véhicule coté
Le gérant britannique, spécialiste du logiciel d'entreprise, va porter de 6% à au moins 15% sa participation dans HgCapital Trust jugeant que la décote de ce véhicule coté au London Stock Exchange constitue une opportunité à ne pas manquer. -
Roche signe une collaboration avec l’américain Nurix en oncologie
Le laboratoire suisse pourrait débourser jusqu’à 3 milliards de dollars dans le cadre de ce partenariat. Les deux partenaires comptent développer le bexobrutideg en immunologie et en neurologie. -
La guerre dans le Golfe fait chuter la rentabilité du transport aérien mondial
Le bénéfice net des compagnies membres de l’Iata est attendu en recul d’environ 49% à 23 milliards de dollars pour 2026. Les transporteurs du Golfe persique devraient basculer dans le rouge.
ETF à la Une
VanEck lance un ETF sur les infrastructures d'électrification
- Berkshire Hathaway mise sur la promotion immobilière résidentielle
- L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
- Airbus se dirige vers un deuxième trimestre réjouissant
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
Contenu de nos partenaires
-
« Y a-t-il d'autres affaires Lyhanna en France ? » : Gérald Darmanin appelle à la « mobilisation générale » des procureurs généraux
Le meurtre de la collégienne a mis en lumière des « dysfonctionnements graves de la justice », a estimé le garde des sceaux, qui appelle à un réexamen de l'ensemble des plaintes impliquant des mineurs -
Qui va pianoDémantèlement de SFR : une opération de longue haleine
Le closing de l’opération de reprise de l’opérateur de Patrick Drahi par ses trois concurrents aura lieu au mieux fin 2027 -
RuptureDepuis le 7 octobre 2023, Mélenchon n'incarne plus une « gauche digne et crédible », estime Jérôme Guedj
Jérôme Guedj pointe la stratégie opportuniste de Jean-Luc Mélenchon. Il estime que la gauche n'est plus seulement fracturée mais « fracassée de manière hallucinante »