Suez Environnement assoit son développement sur la propreté en Europe
Les chiffres d’activité de Suez Environnement pour le compte du premier trimestre ont suscité l’enthousiasme du marché. L’action a clôturé hier sur un gain de 4,02% à 15,52 euros. Le numéro deux mondial des services à l’environnement a réalisé une performance supérieure aux attentes. Le chiffre d’affaires a grimpé de 14,3% (9,7% en organique) pour atteindre 3,51 milliards d’euros, tandis que l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) s’est envolé de 28,6% (10,5% en organique) à 592 millions d’euros. Le consensus des analystes tablait sur des chiffres respectifs de 3,42 milliards et 565 millions d’euros. La marge opérationnelle ressort à 16,8%, en augmentation de 180 points de base sur un an.
A la base de cette croissance repose la bonne tenue de l’activité propreté en Europe (+12,9% en organique à 1,58 milliard d’euros). Les volumes de déchets triés et recyclés sont ainsi en hausse de 10% sur un an, une évolution combinée à une forte augmentation des prix des matières premières secondaires. «Nous n’avons pas rouvert les sites» fermés lors du passage à vide de l’économie (13 dans le traitement des déchets en Europe), a indiqué Jean-Marc Boursier, directeur financier du groupe, lors d’une téléconférence avec les analystes. «Nous préférons passer d’une à deux équipes sur les sites existants», a-t-il poursuivi.
La bonne performance du concurrent de Veolia Environnement s’explique par ailleurs par un effet de périmètre lié à Agbar, un spécialiste espagnol de la gestion de l’eau pleinement consolidé depuis juin 2010. La société a remporté au cours du trimestre les contrats de Santonia (Cantabrie, 32 millions d’euros, 25 ans), Canyelles (Catalogne, 10 millions d’euros, 20 ans) et Cangas De Onís (Asturies, 10 millions d’euros, 20 ans). Sur l’année, la contribution de cet actif à l’Ebitda du groupe est attendue autour de 200 millions d’euros.
Pour Jean-Marc Boursier, la reprise n’est que «très progressive ce qui explique que nous maintenions notre prévision de février (Ebitda en hausse d’au moins 10% et résultat net supérieur à 425 millions d’euros pour 2011, ndlr)». Raymond James note qu’après ce premier trimestre, «une croissance de seulement 7% de l’Ebitda serait suffisante pour atteindre une progression de 11% sur l’année. Néanmoins, le rythme devrait ralentir à partir de juin, avec la fin de l’effet positif lié au périmètre d’Agbar.»
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