STX, l’autre grand dossier industriel de Macron
Pour la présidence Macron, c’est l’autre grand dossier industriel de la semaine. Pendant qu’Alstom et Siemens sont occupés à mettre sur les rails un Airbus du ferroviaire, l’avenir des chantiers navals STX figure au menu du sommet franco-italien qui se tient aujourd’hui à Lyon.
Fin juillet, Paris avait provoqué une mini-crise diplomatique avec Rome en déchirant le compromis signé sous la mandature de François Hollande. STX France avait été nationalisé temporairement pour éviter que les Italiens, menés par le groupe Fincantieri, ne prennent la majorité du capital des chantiers navals de Saint-Nazaire.
Depuis, les relations entre les deux capitales se sont réchauffées. Les deux camps multiplient les déclarations optimistes sur la capacité d’Emmanuel Macron et de Paolo Gentiloni, le président du Conseil italien, à trouver un accord ce mercredi qui permettent à chacun de sortir par le haut. Parmi les pistes évoquées ces derniers jours, la France pourrait finalement accepter de laisser la majorité du capital de STX à Fincantieri. Elle obtiendrait en échange des garanties renforcées sur la gouvernance du groupe ou l’exportation de son savoir-faire technologique. Pour faciliter un compromis, Paris a aussi proposé d’étendre le rapprochement à la défense – une alliance militaire, on s’en doute, sera encore plus longue et délicate à négocier que son volet civil.
Alors, tout ça pour ça ? L’issue du dossier STX, tout comme les arbitrages retenus entre Alstom et Siemens, sera en tout cas riche d’enseignements sur la capacité du nouveau président à protéger vraiment les intérêts stratégiques industriels de la France.
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