Stellantis est lourdement sanctionné en Bourse après la chute de ses profits
Le groupe automobile Stellantis a confirmé jeudi ses perspectives pour 2024, après avoir publié des résultats en baisse et inférieurs aux estimations des analystes au titre du premier semestre.
A la Bourse de Paris, son action chutait de plus de 11% jeudi en début de matinée, à un plus bas depuis septembre 2023.
Pour l’exercice en cours, Stellantis prévoit toujours d’afficher une marge opérationnelle courante supérieure à 10% et un flux de trésorerie disponible industriel positif, «malgré les incertitudes macroéconomiques». Le groupe aux 14 marques prévoit également toujours de distribuer un montant total d’au moins 7,7 milliards d’euros à ses actionnaires cette année, au moyen de rachats d’actions et de dividendes.
Stellantis a confirmé ses perspectives alors que ses résultats ont nettement décliné au premier semestre. Sur les six premiers mois de cette année, le groupe a dégagé un bénéfice net de 5,65 milliards d’euros, contre 10,92 milliards d’euros lors de la même période de 2023. Les résultats ont pâti du recul des volumes de ventes, des effets de change défavorables et des frais de restructuration, a expliqué l’industriel.
A lire aussi : Stellantis et Renault font le plein de super avant une année de défis
Le résultat opérationnel courant s’est établi à 8,46 milliards d’euros au premier semestre, en baisse marquée de 40% sur un an. La marge correspondante s’est inscrite à 10%, contre 14,4% au premier semestre de 2023.
Le chiffre d’affaires semestriel de Stellantis a reculé de 14%, à 85,02 milliards d’euros.
Flux de trésorerie négatif
Affecté par la baisse du résultat opérationnel courant et une évolution négative du fonds de roulement, le flux de trésorerie libre industriel du constructeur est ressorti négatif de 392 millions d’euros sur les six premiers mois de 2024, contre un flux positif de 8,66 milliards d’euros généré un an plus tôt.
Selon un consensus compilé par FactSet, les analystes prévoyaient des revenus de 87,26 milliards d’euros, un résultat opérationnel courant de 8,94 milliards d’euros et un bénéfice net de 6,85 milliards d’euros pour le premier semestre de Stellantis.
«Les résultats de l’entreprise au premier semestre 2024 ne sont pas à la hauteur de nos attentes, reflétant à la fois un contexte industriel difficile et nos difficultés opérationnelles», a commenté Carlos Tavares, le directeur général du groupe, cité dans le communiqué. «Des mesures correctives ont été nécessaires et ont été prises afin de régler ces problèmes», a ajouté le dirigeant.
A lire aussi : Stellantis élargit sa gamme de véhicules hybrides en Europe
Plus d'articles du même thème
-
Les dépréciations de survaleurs du CAC 40 restent rares
En 2025, les entreprises de l’indice ont seulement enregistré 1,3 milliard d’euros de dépréciations, un niveau qui reste très bas. Le montant de goodwill poursuit sa légère décrue à 440 milliards d’euros. -
Continental parachève son recentrage sur les pneumatiques
L’équipementier automobile allemand a signé un accord avec Lone Star en vue de lui céder sa filiale ContiTech pour un montant plancher de 4 milliards d’euros. -
Le ciel s’éclaircit pour les constructeurs américains de véhicules électriques
Les ventes trimestrielles de Tesla ont nettement dépassé les attentes, tandis que Rivian a relevé ses prévisions de livraisons pour l’ensemble de l’année.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Menace, pardon et unité : Jordan Bardella au défi du rassemblement
A la veille de la décision de la cour d'appel de Paris qui pourrait faire de lui le candidat du RN à l'Elysée, Jordan Bardella soigne son image de rassembleur. Il multiplie les gestes envers les différentes sensibilités du parti, mais ne parvient pas à dissiper les craintes d'une purge -
Stop ou encoreMarine Le Pen, le jugement dernier
La cour d'appel tranche ce mardi si Marine Le Pen peut briguer l’Elysée ou si Jordan Bardella défendra les couleurs du RN. Deux années de sursis ont déjà bouleversé le parti : quel rôle pour leur cheffe si elle n'est plus la candidate ? -
Coup de têteMotion de censure : Olivier Faure, la solitude du frondeur
Il y a six mois, le premier secrétaire du PS avait choisi de ne pas censurer Sébastien Lecornu sur le budget, contre l’avis des siens. Aujourd’hui, il fait le choix inverse, là encore à rebours de la majorité de son groupe, pour ne pas couper les ponts avec des écologistes de plus en plus tentés par Jean-Luc Mélenchon