Spie nourrit son modèle à coups d’acquisitions avant sa mise en Bourse

Le groupe vient de signer trois rachats en quelques jours. L’IPO doit lui permettre de financer cette croissance
Olivier Pinaud

A quelques semaines de son introduction à la Bourse de Paris, si les conditions de marché le permettent, Spie ne relâche pas ses efforts en matière d’acquisitions. En quelques jours, le groupe de services multi-techniques a signé ou conclu trois acquisitions.

Une partie des actifs allemands de Johnson Controls Technischer Service, le suisse Connectis, spécialisé dans la gestion des outils informatiques et de communication pour les entreprises, et enfin l’écossais Scotshield dans les systèmes de détection d’incendie et de vidéosurveillance ont rejoint le périmètre de Spie. Ces opérations portent ainsi à cinq le nombre d’acquisitions réalisées par le groupe français depuis le début de l’année.

Cette gourmandise n’est pas nouvelle pour le groupe dont les origines remontent à la construction du métro parisien au début du 20ème siècle. Profitant de la multitude de petites entreprises indépendantes et de la volonté des grands groupes de recentrer leurs activités, Spie a racheté 86 sociétés au cours des neuf dernières années, dont une trentaine rien qu’entre 2011 et 2013.

Au cours des trois dernières années, Spie a mobilisé pour cela un peu plus de 410 millions d’euros, dont 250 millions ayant servi à la reprise des activités services d’Hochtief. Cette opération a fait de l’Allemagne le plus grand marché de Spie après la France et lui a apporté 700 millions d’euros de chiffre d’affaires.

La prochaine introduction en Bourse doit permettre de financer la poursuite de ce modèle de développement. Spie prévoit de réaliser à cette occasion une augmentation de capital d’environ 550 millions d’euros. L’objectif est de refinancer la dette en mettant en place un nouveau contrat de crédit syndiqué d’un montant total de 1,35 milliard d’euros. Il comprendra une convention de prêt à terme de premier rang de 950 millions d’euros d’une maturité de 5 ans, ainsi qu’une ligne de crédit revolving de 400 millions de même maturité.

Spie estime que ce flux d’acquisitions générera un chiffre d’affaires de l’ordre de 200 millions d’euros sur la période 2015-2018, avec un taux de marge moyen de 6%.

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